Interview : les coulisses du journal de 13 Heures de Laurence Ostolaza et Antoine Cormery

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Ils sont les jokers de la Rédaction de France 2. Lorsque les animateurs titulaires du 13 Heures, Carole Gaessler et Rachid Arhab, délaissent le plateau pour prendre des vacances loin des feux de l'actualité, ce sont eux qui relèvent le défi du direct quotidien.

Laurence Ostolaza et Antoine Cormery sont donc à l'antenne chaque jour depuis le 24 juillet et jusqu'au 1er septembre. La dépêche vient de tomber : Actustar a pu assister à l'un de leurs journaux et recueillir leurs confidences. Rencontre.

Le rythme du 13 Heures n'est-il pas trop éprouvant ?

Antoine : En fait, les deux animateurs, comme l'ensemble de la Rédaction, sont soumis à une très grosse tension pendant une durée très limitée. Nous avons chaque jour l'impression de courir un sprint. La tension nerveuse est très forte dès le matin lorsque nous arrivons à la Rédaction, et ce jusqu'à ce que le journal soit fini. Moi qui ai aussi animé le 20 Heures, j'estime que le journal de la mi-journée est le plus difficile à préparer. On a en effet très peu de temps et l'actualité est susceptible de changer à tout moment.
Laurence
: Je pense aussi que le 13 Heures est le journal le plus difficile. Il s'agit d'un journal à flux tendus, où tout peut évoluer. Ce qui entraîne une pression nerveuse assez importante !

Laurence, vous animez aussi le journal de la nuit sur France 2. Un exercice radicalement différent ?

Laurence : Effectivement, je n'appréhende pas du tout les deux journaux de la même façon. Il faut dire que le journal de la nuit est beaucoup plus confidentiel. Il n'a pas non plus le même objectif que le 13 Heures. C'est un journal de synthèse des différentes éditions de la journée sur la chaîne. On ressent donc moins la tension dont on vous parlait.

Concrètement, comment se déroule une journée type de l'animateur du 13 Heures ?

Antoine : On arrive au siège de France 2 vers 7h30 et l'on entame une grande revue de presse, pour n'oublier aucun fait marquant de l'actualité.
De 8h30 à 9h30, on participe à une grande réunion avec l'ensemble de la Rédaction, au cours de laquelle chacun soumet ses reportages.
Après une pause, nouvelle réunion à comité plus restreint : c'est là que nous établissons le fil conducteur du journal, c'est-à-dire l'ordre des reportages et l'importance accordée au développement de chaque thème.
A partir de 11 heures, Laurence et moi nous enfermons chacun de notre côté pour rédiger les textes de nos prompteurs.
Vingt minutes avant le début du journal, séance maquillage. Puis c'est le direct.
Et à la fin de l'édition, on consacre chaque jour une dizaine de minutes à un débriefing, pour faire le bilan de ce qui allait et de ce qui n'allait pas, afin de toujours améliorer le journal que l'on propose aux téléspectateurs.

Vous m'avez permis d'assister à votre journal. J'ai été frappé par votre décontraction.

Laurence : C'est un comportement totalement naturel. Nous sommes comme ça dans la vie et c'est aussi l'image que nous donnons à l'écran. A vrai dire, nous avons sans aucun doute moins de pression quant à nos performances d'animateurs que d'autres journalistes plus célèbres car nous ne sommes que des jokers, ce qui nous permet de faire notre travail sereinement. En plus, autant Antoine que moi avons une certaine habitude de l'animation d'un journal, puisque cela fait plusieurs années que nous avons fait nos armes ! Et puis il y a une véritable complicité entre nous deux, qui fait que l'on prend un réel plaisir à travailler ensemble.
Antoine : Effectivement, il y a entre nous une entente parfaite, ce qui est nécessaire quand on travaille aussi conjointement. Ecrire à deux, ce n'est pas naturel, et s'il n'y avait pas de complicité entre nous, la qualité du journal s'en ressentirait.

Vous faites souvent preuve d'humour au cours du journal, ce qui vous donne un ton assez original.

Antoine : Nous sommes des individus avant d'être les animateurs du 13 Heures, et nous apparaissons ici comme nous sommes dans la vie, à savoir spontanés et aimant l'humour. Aussi lorsque l'actualité est plus heureuse, nous pouvons nous permettre de plaisanter un petit peu, en se fixant toujours pour limites les règles que nous dicte notre conscience professionnelle.

Quel a été votre parcours avant d'occuper le siège du 13 Heures ?

Laurence : Après être passée par Hyppokhâgne, j'ai suivi les cours de l'Ecole de Journalisme de Bordeaux. Puis j'ai écrit dans Sud Ouest, et présenté le journal sur Sud Radio et RFO. Cela fait maintenant quatre ans que je suis à France 2. J'ai participé à Thé ou Café, Télématin, et suis titulaire au journal de la nuit depuis janvier 1999.
Antoine : Lorsque j'étais encore étudiant en droit à Angers, j'ai fait pas mal de stages dans la presse, chez France Soir et RTL notamment. Une fois ma licence en poche, j'ai intégré le CFJ ( Centre de Formation des Journalistes). Après avoir décroché une bourse grâce à Europe 1, j'ai travaillé un an et demi dans cette station, avant de passer par TF1, M6 et finalement me retrouver à France 2.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune journaliste qui souhaiterait se retrouver à votre place ?

Laurence : Avoir toujours en soi la passion, la passion et encore la passion


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