Carla Bruni se confie à l'Express

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Première interview de la toute nouvelle première dame de France !

C'est Christophe Barbier, le directeur de la rédaction de l'Express et connaissance de la chanteuse, qui est allé recueillir les propos de Mme Bruni-Sarkozy.

Pourtant habituée à être sous les feux de la rampe, Carla Bruni avoue avoir été "submergée" par le "raz-de-marée médiatique" qui a suivi l'annonce de sa relation avec le président de la république. Elle est donc entrée dans une "autre monde, un monde ou les choses se répercutent énormément, où les mots ont plus de poids" avec "tranquillité" mais aussi, le concède-t-elle, avec "inconscience".

Même si c'est un monde violent dans lequel elle devrait évoluer, la belle Italienne ne fuirait désormais la sphère politique pour rien au monde : "Je suis amoureuse, j'assume la situation et je ne peux rien y changer." Carla Bruni reste une femme de passion qui n'a pas peur des responsabilités.

A propos de sa visite à Petra en compagnie de Nicolas Sarkozy et de son jeune fils, la chanteuse déclare avoir fait une bien grande erreur. Elle explique : "Mon erreur a été de ne pas prendre la mesure de ce qui allait arriver, de ne pas réagir assez vite lorsque j'ai vu les 600 photographes réunis soudainement. Quelques secondes ont suffi. Mon erreur la plus grande, bien sûr, a été d'emmener mon fils dans cette visite à Pétra. Cela a donné une image choquante, violente, obscène, qui m'a procuré de la honte en tant que mère. Ce n'est pas l'erreur de Nicolas, c'est la mienne."

Quand au mariage secret, cette envie était simplement guidée par le désir d'épouser l'homme qu'elle aimait au moment où ils l'avaient choisi. "Peu importe le décorum, ce fut un vrai mariage, un mariage à nous. Nous nous sommes dit oui, tout était ensoleillé." A présent, elle doit se glisser dans la peau de la première dame de France. Elle accompagnera d'ailleurs le président lors de son déplacement au Royaume-Uni à la fin du mois de mars.

Ce n'est pas une première dame de France dans la veine de Bernadette Chirac ou de Danielle Mitterrand que Carla Bruni-Sarkozy compte être. Elle a beau admirer ces deux femmes, elle a envie d'imposer son style, d'"écouter Nicolas, écouter les gens, écouter tous ceux qui savent, car je ne sais rien.(...) Je ne sais pas encore ce que je peux faire en tant que première dame, mais je sais comment je veux le faire : sérieusement."

Et sa carrière dans tout cela ? En pleine finition de son prochain album, la chanteuse avoue que l'idée d'une tournée est maintenant bien compromise et que, consciente de sa vie privilégiée, elle reversera la totalité des royalties que lui rapporteront son opus. Ce disque sera également probablement son dernier jusqu'à la fin du mandat de son mari, ce qui ne l'empêchera pas pour autant "d'écrire et de composer".

Pour conclure, la jeune mariée nous confie ces quelques mots : "Je comprends que l'on s'inquiète de ce que je suis, surtout avec les portraits souvent fantasques et parfois terribles que l'on a fait de moi. Mais je veux rassurer les Français.(...) Je suis aussi fière et heureuse d'être première dame de France. Je ferai de mon mieux. "


 
 
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