Il y a quelques jours, nous vous proposions de vous balader en notre compagnie sur le tapis-rouge de l'avant-première de Paris, le nouveau long-métrage de Cédric Klapisch. Aujourd'hui, le film sort enfin en salles et pour l'occasion, Klapisch a répondu a quelques questions pour le quotidien Metro.
Après l'Espagne de L'auberge espagnole, après la Russie des Poupées russes, Klapisch a posé sa caméra à Paris. Pourquoi l'envie de faire un film sur cette ville ? "J'avais plein d'idées de personnages et bien que j'ai l'impression d'avoir beaucoup filmé dans la ville, je me disais que Paris est un sujet inépuisable. Et je voulais répondre à une question : c'est quoi aujourd'hui Paris ?"
Dans ce long-métrage, on croise bien évidemment Romain Duris, son complice de toujours mais aussi Juliette Binoche, Mélanie Laurent, Fabrice Luchini, Gilles Lellouche, Albert Dupontel, François Cluzet et bien d'autres acteurs français bourrés de talent. Comment s'y est-il pris pour réalise un tel film choral ? "On se prend la tête ! Paris a été très compliqué à écrire, à tourner et à monter. C'est un des films les plus difficiles que j'ai eu à faire. Il fallait respecter le trajet de chaque personnage tout en respectant une architecture globale. Mais au final, chaque visage dans le film représente Paris (...) A un moment, je me suis dit que j'allais trop loin ! Mais je suis content qu'ils aient tous accepté. Paris est un vrai film d'acteurs car c'est leur talent qui le rend si particulier. "
Du coup, avec toutes ces célébrités, on a l'impression que tous les personnages sont centraux comme le fait justement remarquer Metro. "C'était le but. Paris n'a pas un héros mais des héros. Chacun a son importance que ce soit l'architecte, la boulangère ou le clandestin africain."
Voilà donc la sixième collaboration de Klapisch et Duris, le réalisateur offrant à son acteur un personnage plus mûr : "C'était nécessaire de sortir du côté immature du personnage de Xavier dans L'auberge espagnole et Les poupées russes. On avait tous les deux envie de plus de profondeur."
Autre chose à ajouter Cédric ? "Je voulais que le film donne la pêche. Mon but en faisant du cinéma, c'est d'aider les gens à vivre. J'essaie de faire du cinéma accessible et qui rend intelligent. Si on ressort de mon film en se sentant nourri, alors j'ai réussi mon pari."
Et Romain Duris, il en dit quoi de tout ça ? C'est ce que l'on a cherché à savoir et 20 Minutes nous donne ce matin un petit aperçu de son état d'esprit : "Plus je travaille avec Cédric, plus je suis épaté par son talent. Sur Paris, il m'a encore bluffé car malgré la complexité d'un scénario mettant en scène de nombreux personnages, il avait tout dans la tête. Je ne sais toujours pas comment il a fait ! (...) Le fait de se connaître si bien, professionnellement et amicalement parlant, me tire vers le haut. Nous sommes un peu comme un vieux couple tentant de maintenir sa flamme."
Les deux compères retravailleront-ils ensemble ? "J'espère bien ! Je trouverais génial de reprendre mon personnage de L'auberge espagnole et des Poupées Russes et de le faire vieillir en même temps que nous. J'imagine de nombreuses suites jusqu'à ce qu'il fête son centenaire !"
En attendant de dévorer des yeux cette quatorzième oeuvre de Klapisch, mettez vous en appétit avec la bande-annonce !