Gage nous présente Changer le monde, son nouvel opus ! Tweet le 01-07-2008 15:27:28 Gage, québécois d'origine haïtienne, qui nous avait déjà fait vibrer avec Pense à moi et Trop Fresh, revient en force aujourd'hui avec une nouvelle galette intitulée Changer le monde. Son album, dans les bacs depuis hier, aborde des thèmes forts qui lui tiennent à coeur comme l'écologie, l'absence de son père, l'amour torturé... Des thèmes soul, plutôt mélancoliques... Pour Actustar, il s'est confié en toute simplicité, avec gentillesse et bonne humeur, histoire de vous donner envie de vous précipiter dans les magasins afin de vous procurer son dernier CD ! Bonne écoute ! Pourquoi avoir choisi d'intituler ton album Changer le monde ? Eh bien je n'avais pas envie de parler uniquement de l'amour, car il y a d'autres thèmes concernant le monde que j'avais envie d'aborder, comme la conscience écologique. Il y a tellement de choses qui se passent autour de moi, j'avais envie d'être en phase avec ça. Pour moi changer le monde, c'est comme dans le premier titre, What's Going On, c'est-à-dire qu'est-ce qui se passe aux alentours, qu'est-ce qu'on peut faire pour aider ? J'avais envie de voyager, j'avais envie de voir les gens et de parler de vraies choses. Te sens-tu concerné par la dégradation de la planète ? Tu allumes la télé, c'est la première chose que tu vois... Tu entends parler de la Chine, tu entends parler d'Haïti, tu entends parler du Rwanda et de l'eau qui monte... Il y a vraiment un souci en ce moment et on peut pas passer à côté, sinon on ne va rien laisser à nos enfants. A Montréal, le mardi et le jeudi, c'est le recyclage. Dans toutes les rues, c'est presque une compétition. Chacun regarde le bac du voisin et dit « Ah tiens, lui il a recyclé il a fait ça et moi la semaine prochaine je vais essayer de faire ça ». Et c'est comme ça que ça grandit. Sinon ma mère est haïtienne, je suis haïtien, donc j'essaie d'envoyer ce que je peux là-bas, de donner des vêtements à des cousins, envoyer des souliers... C'est des petites attentions... Et là, j'espère pouvoir faire des concerts pour la tolérance, pour aider les gens qui en ont besoin... Tu abordes des thèmes très personnels dans cet album. N'avais-tu pas peur de devoir trop te livrer sur ta vie privée lors de la promo ? Je n'ai jamais été un artiste qui se cachait. Mes émotions sont là, je ne me défile pas et c'est sûr que j'ai peur parce que c'est privé. Tu te dis « J'ai pas envie de parler de ça, c'est un peu trop personnel », mais en même temps c'est ce que les gens apprécient. D'entendre les gens chanter les chansons, de sentir qu'ils se sont impliqués, que ça fait partie de leur vie, c'est ce que je recherche. Je n » me vois pas juste chanter des belles chansons d'amour, c'est pas juste ça... Le déchirement, je pense, ça fait partie de la soul, de la mélancolie... Je pense à mon père, je pense à ces choses qui font en sorte que quand je monte sur la scène, je ne peux pas me défiler. J'ai envie de faire comme les grands de la soul : Marvin Gaye, Aretha Franklin, Steevie Wonder... C'est ça qui m'intéresse... Certains morceaux sont emprunts de soul, de reggae, de rythmes des Caraïbes, qui rappellent tes origines haïtiennes et jamaïcaines. C'était important pour toi de les faire valoir sur ce nouvel opus ? C'est pas comme si j'avais fait un album juste caribéen, j'ai mélangé le reggae, j'ai mis un petit peu de rock, un peu de jazz... Je pense que de nos jours, si tu veux être un artiste qui est riche, de parler de tes racines, c'est ce qui fait qu'on te regarde et on se dit tiens ! C'est différent, c'est frais, c'est nouveau, je vais l'écouter. Comment as-tu été amené à travailler avec Vitaa sur ton duo Tu peux choisir ? Vitaa, je l'ai rencontrée l'année dernière. Vraiment, je suis tombée sous le charme ! Elle est très trop cool : elle s'est présentée, elle n'avait pas la grosse tête. Ensuite elle est venue à Montréal, c'est là qu'on a parlé d'un duo, de faire un truc ensemble. J'avais une maquette, elle a voulu écrire dessus. Je suis revenu à Paris, on est rentrés en studio, on a fait un petit boeuf, on s'est retrouvés avec cette chanson. J'ai hâte de voir ce que ça va donner avec elle sur scène, car il se passe vraiment quelque chose avec nos deux voix mises ensemble. Et pour une fois, c'est pas le type qui largue la fille, on essaie de faire marcher le truc, on essaie de s'aimer... Contrairement à ce qu'on peut entendre, avec tout le monde qui divorce à droite et à gauche, ça raconte l'histoire d'un couple qui essaie de rester ensemble. Je trouvais ça intelligent et bien. Qu'est-ce qui a changé en toi depuis le premier album ? J'ai peut-être moins peur... C'est bête à dire, mais au début, je pense que j'étais émerveillé par le fait d'avoir des gens qui criaient mon nom, qui se déplaçaient pour me voir en concert. Même vocalement, je pense que j'avais encore peur de pousser. La je trouve que je me suis investi, j'ai composé, j'ai écrit... Je me suis tellement investi dans cet album.. Je pense que c'est ça la différence, c'est ça qui a vraiment changé. Je pense que je suis encore plus en phase avec mon art. Pour la tournée, j'espère aller un peu partout : Guadeloupe, Martinique, Guyane, aller en Afrique, revenir au Canada, vraiment la totale ! Jouer la vidéo Jenifer dévoile l'envers du paradis de "L'amour Fou"... Jouer la vidéo Vidéo : Madonna feat. Nicki Minaj &... Jouer la vidéo Jenifer : Elle fuit l'amour fou... Jouer la vidéo Anggun présente le titre de... Revoir la vidéo Partager : Facebook Twitter Sur le même sujet : Le triomphe de Gage au Bataclan Gage au Bataclan demain ! Embrouilles entre Gage et Vitaa ! 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