Placé sous contrôle judiciaire pour avoir percuté une femme policière en conduisant sans permis et avoir tenté de se faire passer pour son frère, Samy Naceri, placé sous contrôle judiciaire jusqu'au 5 novembre, vient de sortir de 36 heures de garde à vue.
Au micro de Marc-Olivier Fogiel, l'acteur s'est défendu bec et ongles ce matin. Pour lui, tout ceci est une petite histoire sans importance et au sujet de laquelle on a colporté bien des inepties.
Ainsi, il est inexact qu'il ait conduit sans permis. Il avait reçu, de la main de son avocat, un papier qui, aux dires de ce dernier, permettait à l'acteur de prendre le volant. Mais le scrupuleux histrion se servait peu de ce document, préférant utiliser les services de son chauffeur.
La voiture était celle d'un ami et il ne l'a pas conduite de tout l'après-midi, laissant ce soin audit chauffeur. Seulement, alors que les deux compères avaient stationné l'automobile près de l'ambassade d'Espagne pour attendre la fiancée de Samy, des représentants de l'ordre leur ont demandé de déplacer le véhicule pour préserver la réception qui se déroulait dans le bâtiment officiel.
Devant le refus, aussi obstiné que soudain, de son chauffeur de déplacer le véhicule, Samy se serait vu obligé de le faire lui-même et c'est sur seulement six mètres qu'il aurait "tamponné" et non renversé la policière qui régulait la circulation devant l'ambassade.
Cette dernière aurait fait un rapport. Mais l'acteur, ayant fait du sport dans la matinée avec son fils, était sorti sans ses papiers d'identité.
En outre, d'après ce que le rebelle confie à Marco, l'emprunt du nom de son frère n'aurait été l'affaire que d'une poignée de secondes. Juste après avoir énoncé le patronyme du frangin - dans un accès de désespoir contre ce sort funeste qui s'obstine à s'acharner contre lui - l'acteur malchanceux aurait aussitôt rectifié le tir mais cela n'aurait pas été pris en compte sur le procès verbal.
Voilà tout. "Je suis rangé des voitures", confie-t-il. "J'écris un livre..."
Une page serait donc tournée. A moins qu'un juge n'en décide autrement.