En septembre dernier, des nationalistes corses décidaient de s'introduire sur la propriété que Christian Clavier (un proche du Président) possède à Porto-Vecchio pour un sit-in de protestation contre un projet d'aménagement du territoire.
L'éviction du patron des Forces de Sécurité Intérieure corses et la condamnation de dix nationalistes à une amende de 500 euros avaient créé la polémique, et on ne pensait plus entendre parler de cette affaire avant le jugement de l'appel fait par la totalité des condamnés. Eh bien non !
Revoilà l'histoire à nouveau sous les feux des projecteurs, puisque le procureur d'Ajaccio a informé la presse que le dossier avait disparu alors qu'il se trouvait dans un bureau du tribunal. Cela n'empêchera pas l'affaire d'être instruite, puisqu'il existe une copie numérique du dossier. Et si vous trouvez cela louche, le leader indépendantiste Jean-Guy Talamoni va lui plus loin en déclarant à l'AFP : "Il ne peut pas s'agir d'une simple coïncidence. Depuis le début, cette affaire a un relent de république bananière, et ces derniers développements ne sont pas faits pour dissiper cette impression." Une enquête a, bien sûr, été ouverte.