Ce jeudi au Festival du Film de Paris

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Ce quatrième jour du Festival s'est encore avéré très riche, tant sur le plan des films projetés que sur celui des rencontres: la star du jour, c'est indéniablement Faye Dunaway...

Le Festival du Film de Paris met cette année l'accent sur la rencontre cinématographique entre Paris et Hollywood, et cette tendance se trouve parfaitement illustrée en la personne et la personnalité même de la Présidente du Jury, Faye Dunaway, que le Festival a aujourd'hui mise à l'honneur.

Cette grande dame du cinéma américain a su, au cours de sa carrière, prendre le pari de films risqués, comme ces dernières années avec "Albino Aligator" de Kevin Spacey (1995), ou il y a 30 ans avec "Puzzle of a downfall child" de Jerry Schatzberg. C'est avec la projection de ce dernier film, datant de 1970, que le Festival du Film de Paris a tout d'abord rendu hommage à Faye Dunaway; et Mme La Présidente a tenu à assister à la projection du film.

Après le film, une rencontre a été organisée, permettant au public de poser des questions à Faye Dunaway. Celle-ci s'est avérée particulièrement adorable et abordable, et a affirmé son respect et son amour pour le public français, qu'elle a opposé au public américain, ne sachant pas apprécier, par manque de culture certainement, un certain genre de films. Elle a notamment évoqué "Arizona Dream" d'Emir Kusturica, dans lequel elle a tourné en 1992, qui a eu un très grand succès en France, mais qui n'est jamais sorti sur les écrans américains, faute de "normalité". De même, le public américain n'avait pas compris "Portrait d'une enfant déchue".
L'actrice a ensuite affirmé s'être parfaitement replongée dans le film pendant la projection, tout en se remémorant le moment du tournage, et elle a même avouée être aujourd'hui plus indulgente envers ce film qu'il y a 30 ans.

Elle a encore évoqué son désir d'être actrice, qu'elle fait remonter à l'âge de 2 ans (tout en admettant que cet âge doit être une erreur de mémoire), et ses choix de début de carrière, influencés par Natalie Wood : ayant vu dans sa jeunesse un film mineur de Natalie Wood, elle a senti que ce type de "produit hollywoodien" représentait un travail trop facile, que n'importe qui pourrait faire, et s'est donc orientée tout d'abord vers le théâtre pour apprendre véritablement.

A la suite d'une question, elle a encore affirmé se sentir moins à l'aise avec des réalisateurs très directifs, qui tuent le naturel de l'acteur par des directives trop précises, et enlèvent à ceux-ci la possibilité d'apporter d'eux-mêmes au film. Si Luc Besson, avec qui elle a tourné "Jeanne d'Arc" en 1999 est de ceux-ci, Faye Dunaway a adoré jouer sous sa direction, dans une ambiance très familiale, selon ses dires.

Enfin, un troisième hommage a été rendu à la Présidente du Jury : l'apposition et l'inauguration d'une plaque dédicacée sur l'Avenue des Champs élysées, à la manière du Mann's Chinese Theatre à Hollywood, à côté de celles de Oliver Stone, notamment.

A noter ce qui concerne la programmation de ce jeudi, un film Belge (en Flamand) très sympathique: "L'homme d'acier" ("Man Van Staal") de Vincent Bal, et "The Big Brass Ring", film américain de George Hickenlloper.
Quant aux courts métrages, le festival a programmé le film de Vincent Pérez, "Rien Dire".
L'avant-première de ce soir a encore attiré beaucoup de monde, avec moins de scandale que celle de Scorsese, cependant. Il s'agissait de "Simpatico" le premier film de Matthew Warchus, avec Jeff Bridges, Nick Nolte et Sharon Stone... Un film qui ne mérite pas véritablement beaucoup d'attention!

A demain!


 
 
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