"Je ne lâcherai pas mon pays". C'est la déclaration qui barre la une de nos confrères de L'Équipe ce matin. Et elle est signée de Thierry Henry, ce vrai faux héros bafoué et traîné dans la boue par tout ce que ce beau pays compte de politiques (cette fois, tout le monde est tombé d'accord, chapeau Thierry !), vedettes en tout genre (Même le gentil Christophe Dechavanne), voire autres sportifs. Alors, il en a eu gros sur la patate, notre Titi, lui qui rongeait son frein depuis mercredi soir, drapé dans un silence juste rompu par un communiqué (en anglais, le communiqué, pour des "raisons personnelles") lancé aux médias vendredi dernier, dans lequel il affirmait que la solution la plus juste était de "rejouer le match". Oui, mais… Tout le monde savait que cette solution relevait du fantasme pur et très dur.
Toujours est-il que le sportif, comme l'homme, a broyé du noir. À tel point que l'idée de tirer un trait sur l'Équipe de France lui a chatouillé l'esprit… Heureusement, le footballeur, dont la modestie n'a d'égale que celle d'Alain Delon, a vite écarté cette possibilité à laquelle il avait pourtant déjà songé "après la coupe du mondes 2006 […]. Après l'Euro 2008, également, mais ce n'était pas le moment. Il y avait une génération qui avait besoin de moi…"
En tout cas, dans ce long entretien exclusif, Titi promet qu'il n'oubliera pas (réglements de compte à venir ?), et avoue qu'il s'est senti "seul, vraiment seul". Heureusement, dans ce mélodrame, c'est tout est bien qui finit bien. Car, malgré les mots et les pensées, Thierry Henry, "français et fier de l'être", sera bien en Afrique du Sud au mois de juin prochain pour donner un nouveau coup de main à la France, son équipe de football, son entraîneur. Comme à l'Euro 2008 ?
