Stéphane Guillon présente ses excuses à Eric Besson

le - Humour

Avez-vous écouté France Inter hier, et les critiques foudroyantes comme seules Stéphane Guillon sait les faire, à l'encontre une fois encore du ministre de l'Immigration, Eric Besson ? L'humoriste y expliquait que Besson n'est autre qu"'une taupe du Front national" envoyé par Jean-Marie Le Pen pour "infiltrer le PS, démissionner et rejoindre Nicolas Sarkozy pour, une fois au Gouvernement, manœuvrer et relancer les thèses du FN."

Guillon avait poussé le bouchon jusqu'à s'en prendre au physique du ministre, le dépeignant comme un "Mata Hari" de la politique avec "des yeux de fouine, un menton fuyant. Un vrai profil à la Iago" (ndlr : un traître dans Othello de Shakespeare).

Evidemment, des propos aussi cinglants n'ont pu que titiller les nerfs du concerné qui s'est empressé de riposter et de faire savoir son mécontentement : "Ses thèses, il les défend au nom du supposé humour et le match est totalement inégal."

"La dérive" de Stéphane Guillon, comme l'a nommée Eric Besson, a même conduit Jean-Luc Hees, le patron de Radio France, à présenter des excuses - fait plutôt exceptionnel - à celui qui peut se targuer d'être l'une des cibles préférées du Guillon.

Et ce matin, l'humoriste a donc à son tour exprimé quelques regrets, sans pour autant rendre les armes totalement : "Humoriste, ça devient de plus en plus compliqué. Il faut faire attention à tout, peser chaque mot. Si on continue, c'est un métier qui va disparaître : comme maréchal-ferrant, il n'y en aura plus !"

Et de poursuivre tout de même : "Œil de fouine et menton fuyant : je n'aurais pas dû, je m'en excuse. Mais dans la foulée, je voudrais que le directeur du Monde présente ses excuses pour le dessinateur Plantu : Martine Aubry en éléphant et Sarkozy entouré de mouches, c'est dégueulasse."


 
 
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