Entretien avec Amy MacDonald (1/2)

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Amy MacDonald est de retour dans les bacs avec A Curious Thing qui succède au très acclamé This Is The Life. Plus mature et confiante, la belle Ecossaise se confie sur cet opus plein de tendresse, de simplicité et aux mélodies toujours aussi implacables.

 

Actustar : Deux ans et demi se sont écoulés depuis la sortie de This Is The Life. Pas mal d'eau a coulé sous les ponts...

Amy MacDonald : Oui, j'ai fait une tournée dans toute l'Europe, donné un grand nombre de concerts... C'est génial pour moi d'être de retour avec de nouvelles chansons à faire découvrir. Mais j'ai l'impression de ne pas m'être arrêtée et de ne pas avoir eu de temps mort. C'est génial que les choses aillent si bien pour moi. Ces trois dernières années, je n'ai fait que donner des concerts mais c'est cool, c'est ce qui me plaît le plus dans mon métier, alors ce n'est pas trop grave.

 

A : Vous avez ressenti de la pression au moment de vous atteler à l'écriture de cet album ?

AMD : Je pensais ressentir de la pression. J'avais deux mois en été entre les festivals pour écrire des chansons mais je ne suis pas le genre de personne qui s'enferme dans un coin pour composer dix morceaux d'un coup. Alors j'ai passé du temps à faire des trucs normaux avec mes amis, ma famille et les chansons me sont venues toutes seules. Et puis l'enregistrement s'est très bien passé, personne ne m'a mis la pression, ce qui m'a facilité les choses. Encore une fois, j'ai travaillé avec mon manager qui est aussi mon producteur. On a commencé à collaborer il y a cinq ans et à l'époque, on n'avait aucune idée de ce qu'on faisait... On forme une bonne équipe, on travaille toujours de la même façon et c'est comme ça que je me sens bien. J'écris toutes les chansons, on enregistre des démos puis on se pose pour ajouter des trucs et quand on est content du résultat, on demande au groupe de venir en studio et on enregistre.

 

A : Vous avez gagné en confiance ?

AMD : Je suis forcément un peu plus confiante parce que là, je savais ce que je faisais, j'avais déjà vécu les hauts et les bas qui accompagnement la sortie d'un album. Du coup, je savais à quoi m'attendre. Et puis, avec les concerts, j'ai pris de l'assurance.

 

A : Comment c'était d'enregistrer dans le studio de Paul Weller ?

AMD : Je n'y étais que pour quelques jours parce que j'ai enregistré la plupart de mes parties dans le studio de mon producteur. Mais c'était génial d'être là-bas, c'était plus inspirant qu'un studio lambda. On y retrouve tous ses souvenirs, ses récompenses, ses guitares. C'était cool d'y aller. Mais je ne passe pas beaucoup de temps en studio. Par exemple j'ai enregistré toutes mes parties pour cette album en une journée, parce que je tourne vite en rond. En plus, comme je suis très proche de mon producteur il m'est donc très facile de le laisser finir les choses, parce qu'il voit bien que ce n'est pas ma partie préférée et il sait ce qu'il doit faire.

 

A : Pourquoi avoir choisi A Curious Thing (ndlr : chose bizarre) comme titre ? C'est l'album, le "truc bizarre" ? Vous ? Votre vie ?

AMD : J'ai choisi A Curious Thing parce que c'est une phrase de I got No Roots, une des chansons de l'album. Je dis "This life I live is a curious thing/But I can't deny the hapinness it brings" (cette vie que je vis est curieuse mais je ne peux nier la joie qu'elle m'apporte) et je trouvais que ça résumait bien la situation. Parfois je trouve que j'ai une existence très étrange. C'est vrai, je voyage tout le temps sans forcément savoir où je serai le jour suivant mais ça me rend heureuse et je me suis dit que c'était un parfait titre pour mon album.

 

A : Et le choix de Don't Tell Me It's Over comme premier single, c'est de votre fait ?

AMD : J'ai fait écouter quelques démos à mon label et ils sont devenus dingues de cette chanson et l'ont choisie comme premier single. Ce n'est jamais moi qui choisis, ils s'y connaissent plus dans tout ce qui est radio, et puis je suis si fière de toutes mes chansons que peu importe celle qui est choisie pour être un single.

 

A : Comment s'est passé le tournage du clip ?

AMD : Je déteste les clips. C'est l'idée que je me fais de l'enfer. Ce n'est vraiment pas le genre de chose que j'aime faire. Je ne suis pas une actrice, j'aime être sur scène. Les journées de tournage me semblent toujours longues et ennuyeuses.

 

A : Et qu'est-ce qui vous a inspiré une chanson aussi triste que Spark ?

AMD : Ce n'est pas une chanson si triste que ça. C'est sur mes grands-parents. Je regardais un reportage sur un horrible fait divers - une mère qui avait perdu son fils témoignait - et je l'ai trouvée si courageuse après tout ce qu'elle avait traversé... Ça m'a fait penser à ceux qui ont perdu des êtres chers, c'est arrivé à tout le monde. Puis j'ai pensé à mes grands-parents, l'émotion m'a gagnée et quand c'est comme ça, je prends ma guitare et je compose. Je trouve que c'est une chanson qui peut apporter du réconfort à celui qui a perdu un proche, qui peut aider à se dire que tout va bien maintenant et que ce proche est maintenant heureux.

Amy MacDonald, A Curious Thing, Mercury. Actuellement dans les bacs.


 
 
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