Ingrid Betancourt : un divorce qui tourne à la guérilla

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Ingrid Betancourt : un divorce qui tourne à la guérillaVoir les photos Photo:Abaca

"Même le silence a une fin" : c'est ce vers extrait d'un poème de Pablo Neruda qu'Ingrid Betancourt a choisi, plus de deux ans après sa libération, pour le récit de ses six années de captivité paru hier chez Gallimard. Sept cents pages durant, elle y raconte son enfer dans la jungle, les kilomètres parcourus, les geôliers, les tentatives d'évasion et la souffrance qu'elle y a vécue.

Décriée par ses codétenus, la Franco-Colombienne est depuis plusieurs mois tombée de son piédestal. Les Colombiens la boudent depuis qu'en juillet dernier elle a osé demander 6,9 millions de dollars à leur gouvernement pour compenser son enlèvement ; quant à son ex-mari, Juan-Carlos Lecompte, il a réglé ses comptes avec elle dans Ingrid et moi, une liberté douce-amère, un livre dans lequel il brosse un portrait peu glorieux de la plus célèbre des otages des FARC.

Alors que l'ancienne sénatrice colombienne espère renflouer son compte en banque avec la parution de son livre, maître Heli Abel Torrado, l'avocat de Juan Carlos Lecompte, vient de faire savoir que son client avait demandé à la justice colombienne de procéder à "la saisie préventive des biens pendant que se déroule le processus et dans l'attente de la liquidation du contrat de mariage." Cette demande concerne également les biens qu'Ingrid Betancourt pourrait posséder à l'étranger et ses droits d'auteur. Leur guérilla continue...


 
 
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