Depuis le 22 octobre, l'affaire Guerlain n'en finit pas de rebondir. Cette semaine, Audrey Pulvar a diffusé une missive au ton peu amen, alors que son confrère Harry Roselmack vient lui aussi de réagir aux propos racistes de l'ancien “nez”. Si LVMH, le grand groupe du luxe auquel appartient la maison Guerlain, s'est désolidarisé officiellement de cette déclaration, les esprits ne se sont toujours pas calmés et certains ont décidé de passer à l'action.
Ainsi, en ce samedi 23 octobre, à Paris, sous l'impulsion du collectif Boycottez Guerlain, deux manifestations se sont déroulées à Paris. Ils étaient une centaine à se retrouver devant la parfumerie sise sur les Champs-Élysée – et qui a préféré baisser son rideau de fer. Aux Galeries Lafayettes, ce sont une trentaine de sympathisants du collectif ANC (Alliance Noire Cotoyenne), vêtus de t-shirts barrés de la mention “brigade antinégrophobie”, qui ont bloqué le stand Guerlain toute l'après-midi.
Et l'on… sent que ces actions ne sont pas les dernières, si jamais LVMH ne se décidait pas à prendre de vraies mesures suite à ces déclarations inadmissibles de Jean-Paul Guerlain, dont les brèves excuses n'ont rien fait pour arranger les choses.
"Nous attendons une plainte de LVMH contre Jean-Paul Guerlain", a déclaré un des porte-parole, Michaël Mouity-Nzamba. "Nous appelons le groupe LVMH à une condamnation médiatique" des propos de Jean-Paul Guerlain, "à la hauteur de l'offense de ce dernier", explique un communiqué. "S'il le faut, on viendra tous les samedis", a lancé une porte-parole du collectif.
