En novembre dernier, la jeune Isabelle Caro décédait à l'Hôpital Bichat de Paris, après un long combat contre sa maladie : l'anorexie. Véritable modèle pour toute une génération, elle avait assumé de poser nue pour Oliviero Toscani afin de lutter contre le fléau de l'anorexie, et de mettre en garde les jeunes filles. Malheureusement, c'est des projets plein la tête que la jeune femme s'est éteinte le 17 novembre 2010. Une nouvelle accablante pour ses proches, qui affirme que l'actrice allait pour le mieux…
Interviewé par l'édition suisse du quotidien 20 minutes, son père, Christian Caro, revient sur la terrible annonce du décès de sa fille, qu'il dénonce comme une grave erreur des médecins de l'hôpital Bichat : "Elle a été hospitalisée le 16 novembre 2010 pour un mal de ventre. Sur demande de ma femme, elle a été emmenée par les pompiers à l'hôpital Bichat, à Paris. Elle a expliqué aux médecins ce qui se passait et leur a parlé de sa maladie. Les médecins ont dit: ‘On va faire des examens mais pour pas que vous soyez pas gênée on va vous endormir'. Chose qu'ils n'auraient jamais dû faire. Isabelle est décédée le 17 en début d'après-midi. Elle est morte parce qu'ils l'ont débranchée. Deux médecins nous ont pris à part avec ma femme dans un bureau et nous ont dit : ‘Vous savez de toute façon votre fille n'avait pas envie de vivre'. Ils l'ont abrégée. Il faut faire vite parce qu'il y a du monde qui attend", déclare-t-il.
Il poursuit : "On n'endort pas quelqu'un dans son état. Quelques semaines avant, elle avait été hospitalisée dans un autre hôpital. Ne serait-ce que pour faire un prélèvement, le médecin ne voulait même pas l'insensibiliser localement pour ne pas créer de risque. Et là on l'endort carrément. C'est l'envoyer à la mort tout de suite. Nous avons donc déposé plainte auprès du procureur de la République, à Paris, pour homicide involontaire."
Quant à sa réaction à l'annonce du fait que sa fille n'ait plus envie de vivre, le père de la jeune fille est indigné : "J'étais scandalisé. Mais on n'a pas à discuter avec ces gens-là, ce sont des techniciens et il n'y a aucune discussion possible. C'est ‘On la débranche parce qu'il y en a d'autres qui arrivent'. En plus ma fille n'avait qu'une envie : vivre. Encore la veille on en parlait tous les deux. Quand elle est rentrée du Japon, j'étais avec elle pour défaire ses valises et elle m'a dit: ‘Maintenant j'ai hâte, je vais démarrer mon film dans les jours qui suivent'. Elle avait le rôle principal d'un film intitulé Le monde du silence."
Depuis, une autre terrible nouvelle a frappé la famille : indignée par le drame, la mère d'Isabelle a mis fin à ses jours : "Ma femme a mis fin à ses jours la semaine passée. A la base, elle s'est sentie coupable d'avoir fait hospitaliser ma fille à Bichat. Ma fille ne voulait pas aller dans cet hôpital parce qu'elle avait déjà été une fois aux urgences et ne comprenait pas qu'ils refusent une transfusion à une dame de 70 ans parce qu'il fallait garder le sang pour des jeunes. Mais les pompiers l'ont envoyée à Bichat, donc mon épouse s'est sentie responsable. Elle avait ce poids sur la tête, une culpabilité énorme. […] Et ça, elle ne l'a pas supporté. Déjà qu'elle ne supportait plus l'absence de sa fille. Je pensais qu'elle aurait tenu le coup."
Le père d'Isabelle devra donc faire face à la justice française seul. Une bien tragique histoire.
