Rencontre avec Bruno Mars

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Rencontre avec Bruno MarsVoir les photos Photo:DR

Enfin, l'album solo de Bruno Mars est arrivé ! Il était de apssage à paris et nous sommes allés récolter quelques confidences...


Tu as écrit Nothin' on You pour B.o.B, Fuck You pour Cee Lo Green, Billionaire pour Travie McCoy, quelle est ta recette magique ?
Si seulement je le savais ! Quand je suis en studio et que je travaille sur des chansons pour moi ou pour d'autres artistes, j'essaie simplement de m'assurer que je dis tout ce que je voulais dire en trois/quatre minutes. Tout ce que tu veux dire avec la plus belle mélodie qui soit devient mémorable et les gens peuvent le chanter.

Tu as travaillé avec beaucoup d'artistes, quand et pourquoi as-tu décidé de lancer ta carrière solo ?
Il n'y avait rien de prévu, c'est arrivé comme ça. J'ai quitté Hawaï pour la Californie à dix-huit ans. Je me suis fait signer mais j'étais un peu trop jeune pour comprendre  ce que c'est que d'écrire de la musique pour soi. Motown Records m'a libéré de mon contrat et un autre label a entendu une de mes chansons et l'a voulue pour un de ses artistes. A cette époque, j'étais si fauché que je n'avais même pas les moyens de vivre en Californie alors je me suis dit : 'Si je vends cette chanson, ça me permettra de rester à flot et de payer mon loyer'. Ma carrière dans la production a démarré plus vite que ma carrière solo alors j'ai mis cette dernière de côté et j'ai commencé à travailler avec d'autres artistes parce que ça m'apportait plus de coups de fil et de succès. Du coup je suis devenu producteur et j'ai commencé à écrire des chansons pour les autres.

Est-ce que maintenant que ta carrière solo décolle tu vas arrêter de travailler avec d'autres artistes ?
Absolument pas ! Ce qu'il y a de mieux dans mon travail, c'est que je peux travailler avec des personnes dont je suis sincèrement fan. Je suis un grand fan de Cee-Lo, j'étais un grand fan de B.o.B avant que le monde le connaisse et j'ai eu la chance de me retrouver en studio avec eux. C'est génial !

Qu'en est-il des rumeurs de collaboration avec Chris Brown et The Wanted ?
J'ai rencontré Chris Brown lors d'un concert que j'ai donné avec lui et Drake aux alentours de Noël. C'était la première fois qu'on se rencontrait. On a simplement parlé de musique et du fait qu'on aimerait bien travailler ensemble. On ne s'est pas encore vu en studio donc je ne peux rien confirmer. Pour ce qui est de The Wanted, ce ne sont que des rumeurs mais mes portes sont ouvertes, je serais heureux de travailler avec qui veut. Je voudrais aller en studio avec tout le monde : Alicia Keys, Kanye West, Kings of Leon, Phoenix...

Quels sont les artistes qui t'ont influencés pour cet album ?
Bob Marley m'a beaucoup inspiré. Je ne crois pas que beaucoup de gens le sache mais si un jour vous allez à Hawaï, vous verrez que le reggae est très présent. Il en passe beaucoup à la radio et moi-même, j'étais dans un groupe de reggae au lycée. C'est de là que viennent les sonorités reggae de mon album, de ma vie d'insulaire qui aime être sur la plage à écouter du reggae. Je suis un grand fan de Doo-Whop, ces vieilles chansons d'amour classiques, de hip-hop aussi, bien sûr. Je pense que mon album en dit long sur ma personnalité, sur mes influences venues de partout. Je viens d'Hawaï, je vis en Californie, j'ai été producteur pour des artistes très différents... Tout mon savoir est dans cet album et je pense que quand les gens connaitront un peu plus mon histoire, ils comprendront mieux mon disque et le fait que je suis simplement un fan de musique.

Comment as-tu choisi les chansons qui composent cet album ?
J'ai écrit dix chansons, et voilà ! Peut-être une ou deux de plus mais c'était vraiment un album spontané. On ne voulait pas que ça traine trop, en tout cas moi je ne le voulais vraiment pas.

Quelles sont les meilleures conditions pour que tu composes ?
C'est toujours différent. Je me souviens avoir écrit Billionaire quand j'étais à Londres. Je ne pouvais rien m'acheter et c'était très frustrant, je passais ma journée à me faire du souci, à me dire : 'Je ne peux pas m'acheter un jus parce que je ne sais pas de quoi demain sera fait'. Vous savez, l'argent, ce n'est pas mon fort : quand j'en ai, je paie des verres à tout le monde et quand je n'en ai pas, j'espère que vous m'en paierez un. Je ne fais pas les choses pour gagner de l'argent mais à cette époque, je n'arrivais pas à croire que le manque d'argent était devenu ma préoccupation principale. Bref, je me baladais en chantant "I wanna be a billionaire so fuckin bad". J'ai demandé à mon partenaire de production s'il trouvait ça cool et il m'a dit oui. Je suis rentré, j'ai pris ma guitare et fait un truc. Mais c'est toujours différent, il n'y a aucune règle. J'aimerais bien pouvoir écrire une chanson tous les jours à deux heures mais ce n'est pas le cas.

Tu seras en concert à Paris le 5 mars à La Cigale, à quoi faut-il s'attendre ?
Je ne sais pas si je vais venir à ce concert ! Non, je plaisante ! Attendez-vous à passer un bon moment. Just The Way You Are est une très belle chanson d'amour mais je ne veux pas que les gens pensent que je débarque sur scène en costume trois pièces et que je suis accompagné par un orchestre. C'est un live, je joue de la guitare et on essaie de faire de ce moment une fête, de faire en sorte que tout le monde danse, chante, saute dans tous les sens et parte avec le sourire. Je vais aussi chanter Nothin'On You, Billionaire, toutes ces chansons auxquelles j'ai participé, faire des reprises, mais c'est différent tous les soirs.

Tu es nominé sept fois aux Grammy Awards 2011, comment te sens-tu ?
Je suis excité. C'est une soirée importante. Ma famille va regarder... Je ne fais pas des chansons pour gagner des prix mais c'est super d'avoir cette opportunité. Je me suis enfermé en studio pendant un an et demi pour faire ces chansons et c'est super que cet effort soit reconnu, que ce dur travail soit récompensé d'une telle manière. Mais je ne suis pas nerveux... Ou peut-être que si ! Non, sérieusement, rien que d'être nominé est déjà un grand honneur pour moi.

Bruno Mars, Doo-Whops & Hooligans (WEA).


 
 
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