Thor de Kenneth Branagh

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Thor de Kenneth BranaghVoir les photos Photo:DR

Après Spider-Man et X-Men, la firme Marvel adapte le comics Thor et fait appel au shakespearien Kenneth Branagh pour revisiter les aventures du super-héros. Une réussite ? Pas vraiment... 

Thor, futur possible prétendant au trône du Royaume d'Asgard, déclenche une guerre sans précédent entre son père Odin et lui, à cause de son comportement téméraire et irascible. C'est alors que le jeune guerrier à la cape flamboyante est banni et envoyé par son paternel sur la planète bleue. Parmi les humains, le héros en devenir découvre les coutumes et des personnages qui changeront à jamais son âme. Il sera désormais paré à affronter certaines ardeurs qui s'abattent sur la terre.

Par le marteau de Thor !

La firme Marvel frappe une nouvelle fois avec l'adaptation du comics Thor, dieu du tonnerre, revisité en 1962 par Stan Lee et Jack Kirby. Haute en couleur, cette BD américaine est considérée comme culte, le personnage mythique est la cible de nombreuses adaptations, en plus du film réalisé par Kenneth Branagh, le super-héros a d'ores et déjà sa place réservée au générique de The Avengers, prévu en 2012.

Un colosse venu d'un autre monde avec un pouvoir surnaturel et accompagné d'un marteau magique aurai dû inspirer les scénaristes. Hélas, le résultat n'est pas à la hauteur de ce que Marvel a pu déjà produire (Spider-man, X-Men). Avec un humour balourd et des répliques répressibles, les références employées sont avant tout placées pour charmer la génération «LOL». La même qui se pâme devant la saga Transformers ou Glee, en un mot, des consommateurs de films et pas forcément des cinéphiles.

De l'électricité dans l'air

Pour optimiser les gains, Thor a bénéficié d'une conversion 3D. Le procédé remplit certes, les tiroirs caisses, mais l'opération élimine fâcheusement toute l'esthétique du film. L'aboutissement de cette avancée technique donne une image trop sombre, la photographie n'est jamais appréciée à sa juste valeur. La métamorphose est un échec et n'apporte rien de concret, la version 2D en tirera tout avantage. Toutefois, les effets spéciaux ratés sont visibles sur les deux formats, le travail semble presque inachevé sur certains plans. Mais les difficultés du film ne s'arrêtent pas là. L'action, qui devrait être l'élément dominant, laisse sa place à de nombreux dialogues qui ralentissent le rythme. Même si le casting reste affriolant : Anthony Hopkins/Odin, Natalie Portman/Dr Jane Foster et Chris Hemsworth/Thor (vu dans Star Trek) ont beau être des magiciens, l'inspiration manque à leur jeu. Aucun d'entre eux ne parvient à créer la surprise ou l'émotion. L'idylle prêtée à Jane Foster (N. Portman) et au héros fougueux Thor, semble être une immense arnaque. Pour les papillons dans le ventre et les coeurs dans les yeux on repassera.

Thor s'ingurgite comme du Pop-Corn, il comble une petite faim et une fois fini, on jette l'emballage et la friandise est complètement anecdotique, évoluant pour toujours dans les limbes sans retour possible. Le film est ce qu'on appelle un junk-movie, réalisé à la va-vite sans prendre la peine de satisfaire le client. Malgré son apparence puissante et son charme conséquent, Thor n'est pas assez puissant.

 

News réalisée en partenariat avec Toutleciné.com


 
 
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