La 33 ème édition des Trans Musicales de Rennes a commencé et on en est. Petites impressions de Bretagne.
Jeudi soir, tout se passait en ville et on a décidé de commencer la soirée en douceur en compagnie de Michael Kiwanuka. Direction donc La Cité où l'Anglais d'origine ougandaise nous a servi une soul douce, sensible et maitrisée. Rien de révolutionnaire mais on n'en a pas moins passé un très bon moment.
Le Sambre. Beaucoup de monde à l'entrée et une fois qu'on a réussi à se frayer un chemin dans le bar, on réalise que c'est vers le sous-sol qu'on doit se diriger. On joue des épaules et nous voilà arrivés dans l'étuve bondée où La Femme doit se produire. L'apparition du quatuor peroxydé (oui, ils étaient quatre ce soir-là) secoue la foule et les premières notes lancent le pogo. La Femme envoie du bois, c'est un peu brouillon, les conditions sonores ne sont pas forcément les meilleures mais une chose est sûre, c'est efficace. On se dandine sur leurs compositions aux sonorités 80s, on fait irrémédiablement connaissances avec l'un des murs (humide et transpirant) de la salle et, après 45 minutes à s'exciter comme des dingues, on est bons pour une douche !
Hier après-midi, c'est à l'Ubu qu'il fallait être ! Les Juveniles, locaux de cette édition, y étaient pour un récital de leur pop synthé tellement New Order. Sincèrement, on est fans. On a peut-être trouvé les premières chansons un peu mollassonnes mais une fois leur tube We Are Young passé, le trio s'est libéré. On a tellement aimé qu'on est allés en reprendre une petite dose une fois arrivés au Parc Expo avec le live que le groupe a donné pour Le Mouv'.
Un petit tour de navette et nous voilà au Hall 9 du Parc Expo pour le concert des bien nommés Breton. Scénographie impeccable, images arty projetées en fond, mix rock, hip-hop et électro parfaitement réussi : les Britanniques impressionnent. Par contre, il faut bien avouer que c'est pas la joie. Les morceaux sentent bon la dépression et on a beau être ravis du concert, on a un peu le moral à zéro…
Comment vous expliquer Kakkmaddafakka? Comme le dit notre comparse Mimivanili : "C'est la grosse fête du slip" ! Deux choristes en chemise blanche et nœud-pap' aux chorégraphies délirantes, un clavier break-danceur, un chanteur guitariste habité, un chanteur violoncelliste possédé : on a eu le droit à un bon concert de rock festif. Ca saute dans tous les sens, ça vire reggae de temps en temps et on finit sur une reprise hallucinantes de Hallo de Beyoncé. Ca doit être ça l'instant norvégien…

