Mission Impossible IV
Revoilà Ethan Hunt qui vient d'accepter une nouvelle mission impossible, le fou ! Enfin après trois essais transformés, pas étonnant qu'il en redemande le petit… Pour Protocole Fantôme, il s'envole direction l'Asie où il va devoir mettre en déroute un Ruskov qui a passé un peu trop de temps dans son labo et cherche à faire évoluer la race humaine vers une nouvelle réalité 2.0. Mais c'est sans compter sur l'agent Hunt qui compte bien faire échouer les plans machiavéliques du scientifique. Comme d'hab, ça castagne en tous sens, ça fait de la blague provocatrice, ça nous sort des gadgets presque plus évolués que ceux de 007 désormais et deux belles plantes sont là pour émoustiller la gente masculine. Notre moment fort ? L'ascension vertigineuse de la tour Burj Khalifa par Tom Cruise, cheveux au vent, qui foutrait même le vertige à Alain Robert !
Hugo Cabret
Vous pensiez que le nouveau Martin Scorsese était destiné aux enfants en guise de cadeau cinématographique de Noël ? C'est montrer peu de confiance au cinéma de Scorsese qui n'a plus à faire ses preuves et nous sert ici une fable 3D impeccablement léchée qui séduira les adultes au même titre que nos têtes blondes. C'est dans un Paris étincelant et vertigineux que s'ouvre cette pellicule qui met en scène un petit garçon chargé de remonter l'horloge de la gare Montparnasse chaque soir. Les personnages croisés dans la gare sont délicieux, la poésie et la délicatesse relèvent d'un véritable travail d'orfèvre et Scorsese s'est fait plaisir en rendant hommage à quelques-uns de ses pères dont les frères Lumière et George Méliès. Une féérie à ne pas louper.
Des vents contraires
Jalil Lespert passe pour la deuxième fois derrière la caméra et dirige Benoit Magimel et Audrey Tautou pour Des vents ordinaires, l'histoire d'un drame personnel pour un homme à la carrière d'écrivain en berne qui vient en plus de perdre sa femme. Pour redonner sens à son existence, il part se retrouver dans sa Bretagne natale et fait de surprenantes rencontres au gré des vents qui soufflent. Le chaos intérieur est filmé avec un beau romantisme, la palette d'émotions est touchante et l'on a là une pellicule dont on a envie de saluer la finesse.
