J.Edgar
Revoilà Clint Eastwood, infatigable malgré ses 81 printemps, et que l'on attend tout de même au tournant après son Au-delà vraiment pas dément. En ce début 2012, il revient avec un biopic plus ambitieux, celui de J. Edgar Hoover, emblématique patron du FBI durant 48 ans. Pour incarner cette grande figure controversée de l'histoire politique américaine, Clint a fait appel à Leonardo DiCaprio, bluffant et quasi méconnaissable dans ce rôle pour lequel il a tellement transpirer qu'un Oscar lui pend au bout du nez. Sur plus de soixante ans, on suit l'histoire de ce monstre froid, maniaque du secret à l'ambition dévorante qui était aussi raciste, misogyne et homophobe en public malgré une homosexualité que Eastwood aborde avec des pincettes. Un grand portrait pour un film qui fait revenir Clint Eastwood à très bon niveau, sans parler de DiCaprio qui porte la pellicule d'un bout à l'autre.
La Colline aux coquelicots
Cool, un nouveau film d'animation des studios Ghibli que l'on vénère pour Princesse Mononoké ou encore Le Voyage de Chihiro ! Ce que l'on aime tant dans leur travail ? La poésie qu'ils mettent dans leurs œuvres et La Colline aux coquelicots ne déroge pas à la règle. Cette ravissante petite histoire traite des sentiments purs de l'adolescence en émoi, ceux de Umi et Shun, portés par un décor exotique et une bande-originale qui nous transporte. On passe des douloureux souvenirs de la Seconde Guerre Mondiale à l'avenir plein de promesses du Japon des années 60 et comme toujours, on ressort plein de baume au coeur grâce à ce film animé qui délivre un message simple et universel.
Parlez-moi de vous
Karin Viard fait partie de ces actrices pleines de charme qui nous font succomber quoi qu'il arrive et avec Parlez-moi de vous, la recette fait son beurre une fois encore. Dans cette comédie dramatique, elle incarne Mélina, une animatrice radio à la voix la plus célèbre de l'Hexagone puisqu'elle résout les problèmes de coeur des Français. Seulement elle est seule et bien seule à cause de cette mère qu'elle n'a pas connue et qui l'empêche de se construire personnellement. Véritable quête d'identité, le film s'attache aussi à l'abandon, à la solitude sans pour autant glisser dans le drame total. Bien au contraire, son réal tend à le tirer vers les frontières de la comédie pour un résultat tout en simplicité touchante.
