"En mai 2012, Stéphane Guillon s'en va aussi", voilà le slogan qui a valu à l'humoriste de voir les 300 affiches de son spectacle arrachées des murs du métro parisien quelques heures après y avoir été collées. Entre le slogan, l'image de Stéphane Guillon qui fait la révérence et les dates du spectacle (du 1er au 6 mai à L'Olympia, réservez vite car même sans cette campagne de pub qui devait s'étaler sur quinze jours les places risquent de se vendre comme des petits pains), avouez qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat.
Selon Libération, la société Metrobus, la régie publicitaire de la RATP, a "trouvé un problème avec l'accroche". L'entreprise explique ensuite que "l'affiche n'a pas été soumise à leur direction juridique avant d'être livrée, ce qui explique qu'elle ait été posée puis recouverte ou décollée et que leur convention avec la RATP leur interdit tout message à caractère politique en période de campagne électorale". Ca sent tout de même l'excès de zèle voire la censure, surtout que la campagne n'a pas encore commencé...
Alors oui, il y a certainement une référence politique dans ce message, c'est Stéphane Guillon, mais de là à y voir un message politique... Et puis, il n'y a pas qu'en France que l'année sera rythmée par le calendrier politique. Barack Obama pourrait lui aussi quitter la Maison Blanche et Dmitri Medvedev quittera lui, c'est sûr, le Kremlin. Et, après tout, si Stéphane Guillon avait simplement décidé lui aussi de profiter des ponts de mai 2012 pour s'en aller en week-end prolongé ? Beaucoup trop d'interprétations sont possibles pour en venir à une décision si radicale...

