Le réalisateur est en cours de procès après avoir déposé plainte contre le magazine Vanity Fair pour un article datant de 2002.
Roman Polanski veut obtenir réparation pour cet article qui affirmait qu'il avait tenté de séduire une "beauté suédoise" dans un restaurant de New York en 1969 sur le chemin de l'enterrement de son épouse torturée et assassinée en lui promettant de "devenir la prochaine Sharon Tate". L'article suggérait ainsi qu'il s'était remis en quelques jours à peine du meurtre, par un des adeptes du serial-killer toujours emprisonné Charles Manson, de son épouse enceinte de huit mois, l'actrice Sharon Tate, et de quatre de leurs amis dans leur maison de Beverly Hills, pendant que le réalisateur se trouvait en Europe. Le magazine a depuis admis que l'épisode n'avait eu lieu que plusieurs semaines après l'enterrement de la jeune femme.
Le réalisateur de 71 ans a de son côté avoué lundi avoir eu des relations avec de nombreuses femmes, dont certaines très jeunes, plusieurs mois après la mort de son épouse (des adolescentes d'un lycée de la station réputée de Gstaad en Suisse, une hôtesse de l'air, la chanteuse Michelle Phillips, à l'époque mariée à John Phillips). Il a déclaré cela par vidéo interposée depuis la France. Il ne peut en effet se rendre au procès qui se déroule à Londres où il est menacé d'extradition vers les Etats-Unis pour une affaire de moeurs datant de 1977 (une plainte pour relations sexuelles avec une fille de 13 ans). Il a précisé : "La mort de Sharon et toute cette tragédie m'ont provoqué un choc considérable. En de telles circonstances, certaines personnes se tournent vers la drogue, d'autres vers l'alcool, d'autres encore se réfugient dans un monastère. Pour moi, c'était le sexe. Je cherchais à me faire consoler et j'essayais d'oublier."
Mia Farrow est intervenue mardi au procès pour soutenir le réalisateur avec lequel elle a tourné Rosemary's baby> en 1968. Elle a déclaré : "Il allait vraiment très mal à l'époque. Il était incapable de parler d'autre chose. Il ne cessait de demander 'Pourquoi ?' et 'Qui est capable faire une chose pareille ?'." Elle a ajouté : "Je pense qu'il y a une grande distinction à faire, surtout pour un homme, entre avoir une relation amoureuse et coucher. Je ne me permettrais pas de juger quelqu'un dans l'état dans lequel il était qui chercherait du réconfort d'une manière qui ne fait de mal à personne."






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