C'est la première fois en 30 ans de carrière que Steven Spielberg reste aussi longtemps, non pas inactif, mais "entre deux films". Cela est fort intéressant pour différentes raisons :
Steven Spielberg est le seul grand réalisateur d'Hollywood à posséder son propre studio, ce qui devrait lui permettre de faire absolument ce qu'il veut. Or il n'en est rien et ses hésitations ont des conséquences directes sur les autres projets de la société de production Dreamworks SKG qui se trouvent retardés, comme par exemple "Memoirs of a Geisha" ou "Lindbergh".
Alors qu'il pourrait se consacrer à des films "faits-maison", Steven Spielberg convoite des projets lancés par d'autres.
La Warner Bros, qui lui a laissé consulter en exclusivité la première mouture de l'adaptation cinématographique de "Harry Potter" il y a deux semaines, va devoir faire preuve de persuasion si elle ne veut pas perdre le réalisateur phare d'Hollywood. Ce dernier pourrait en effet répondre aux sirènes de ses agents (la Creative Artists Agency) qui le verraient bien embarquer pour le projet de Tom Cruise à la Fox : "Minority Report".
Steven Spielberg se demande également quelle suite donner à son projet personnel, "A.I.", qu'il est en train d'écrire. Les initiales "A.I." signifient "Artificial Intelligence". Ce projet devait être le film dont Stanley Kubrick devait s'occuper pour le compte de la Warner Bros. après "Eyes Wide Shut".
Le réalisateur devrait rencontrer début Janvier le scénariste de "Potter", Steve Kloves, ainsi que des représentants de la Warner Bros. afin de leurs faire part de sa vision du film. Steven Spielberg, qui s'était prononcé au départ pour faire de "Potter" un film d'animation (par ordinateur, façon Toy Story II qui remporte un vif succès en cette fin d'année aux Etats-Unis), pourrait se cantonner à un rôle de producteur. Dans ce cas, les auditions commenceraient dans le but de choisir le réalisateur, sont sur les rangs depuis que le projet fait parler de lui : Robert Zemeckis, Jonathan Demme, Brad Silberling, Rob Reiner, Mike Newell and Tim Robbins; ce dernier venant juste d'être ajouté à la liste.
Même si Steven Spielberg ne choisissait de remplir que la fonction de producteur, la Warner Bros devrait tout de même partager au moins 40 % des revenus avec lui, ce qui en fait une proposition onéreuse dans tous les cas. Cependant, ce pourrait être un prix que le studio serait prêt à payer tant il a toujours eu du mal à produire des films à succès auprès des jeunes adultes.





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