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Les soirées cannoises part.3

le 19/05/2008 16h01

Appareils photos braqués sur un tapis tout red. Woody se pointe. Haleine fraîche, rousseur ayant perdue de sa splendeur. Le binoclé newyorkais est attendu. On se bouscule pour décrocher une place. Nous sommes samedi 17 mai. Tout le monde guette la valse des limousines. Si Penelope Cruz est bien là, Scarlett Johansson manque à l'appel. Pas de blondeur pulpeuse à se mettre devant l'objectif. Point de Javier Bardem. Le petit ami de la première s'est fait porté pâle. Et aussitôt les mauvaises langues de cancanner, de baragouiner qu'il aurait tronqué miss Scarlett pour l'ibérique. Le monde est méchant.

Un peu moins de 24 heures plus tôt, un petit train s'en allait à intervalles réguliers à l'angle du Palais. Affrété par Canal +, la chaîne du cinoche, l'engin avait pour mission de conduire ses passagers au Suquet. Sur le toit de Cannes. Dans un lieu à faire pâlir la boulangère et la crémière de votre quartier. Il surplombe le port, la baie. Là, dans un décor champêtre parfumé aux senteurs locales, la foule n'était pas étouffante. Pas d'attroupements devant les buffets, pas de bousculades face aux préposés aux rinçages de gosier. Alors qu'il crachouille dehors, le palais de bien des festivaliers se fait copieusement arroser, sans débourser un centime. Vive le ciné.

Entre deux lampées de gin ou de coca frappé, Didier Bourdon rapplique. Le cheveu est impeccable, comme calé, collé, superbement planté façon rizière. L'inconnu est légèrement enveloppé. Il s'amuse d'un rien. Son entourage est discret. Fini le temps où, avec ses deux complices, il se pavanait tel le roi du palais. Derrière un buisson, Jean-Claude Van Damme, se fend la poire. Il est de passage. Veste blanche, lunettes de vue posées sur le pif, il peut encore faire illusion. En ce 16 mai JCVD va arpenter la croisette. Passé de Canal + à la soirée donnée par Gaumont en son honneur. D'un coup de voiture officielle taulée de noire, il passe des hauteurs de Cannes au sable des abords du Palm Beach. Un coup à droite, et le voilà à gauche. Il fera la baie d'un bout à l'autre. Mais il n'est pas le seul. Car en ce troisième soir du Festival, les invités d'une fête filent vers une autre. Tel est le lot qui leur est dévolu. Yves Le Coq ne fait pas le guignol. Comme les autres, il suit le mouvement. De sa maison cryptée il enquille avec la soirée donnée par la société ornée de la marguerite. Beigbeder n'en perd pas une, se multiplie, fait le zozo, se croit the king of the piste. Ça danse ici, autant là-bas. Entre les deux, le bruit de la sono du Jimmy'z fait trembler les piliers de la bienséance cannoise. Au VIP Room, classe et gens charmants font défaut. Le parvenu et les bimbos sont lâchées, les gigolos ne sont pas loin.

Plus tôt, Gérard Lanvin, Nicolas Duvauchelle, Vahina Giocante se sont prélassés aux abords d'une villa de folie, un endroit riche de tout, de toiles de maîtres, ornée de peintures branchées, flanquée d'objets cinglés, givrés, déments, beaux. Ils ont trinqué à la santé de Agent Secret. Gérard tout bronzé, Nicolas bien sapé, Vahina toute pimpante. Pendant qu'ils parlaient à leurs hôtes, un champion du cocktail, un magicien des alcools, un inventeur de goûts, un prestidigitateur capable d'associer le sucré et le salé sans donner le mal de tête. Un as.

Raphaël Teuguod, en direct de Cannes la nuit

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commentaires

Zac1  le 19/05/2008 18:26:14

Trop top l'article


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