Ne boudons pas le renouveau de cette remise de prix qui fût très enlevée et chaleureuse. (En aparté, est-ce que quelqu'un peut dire à Michel Drucker de laisser les récipiendaires remercier sans qu'il les coupe. Merci.)
"Vive l'amour", proclame M, vainqueur par deux fois (meilleur spectacle et meilleur interprète masculin de l'année). Une star déjà, au look d'enfer avec sa coiffure en forme de M, un vrai personnage de BD. Il met en scène ses chansons avec un batteur déjanté et un violoncelliste dont l'instrument révolutionnaire est loin de l'habituel violoncelle, hôte des orchestres symphoniques.
Musicien atypique à la voix suraiguë, il joue de la basse avec ses dents. Petit-fils comblé par sa grand-mère écrivaine devenue parolière pour lui, il est fier de s'adresser à un public familial.
Rien que de très classique dans tout ça. Enfin presque.
Et rien que de très classique également, pas de prix pour Pascal Obispo.
Qui a dit que Les Victoires avaient changé?
Allez Pascal, l'année prochaine, c'est sûr, on te le promet, tu ne seras pas nommé, ça évitera le suspense et tu pourras aller dîner tranquille.





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