Hollywood est une fois de plus à l'origine d'un produit contrasté. En effet, si la qualité des images et celle des acteurs sont toutes deux impressionnantes, il est permis d'être plus critique vis à vis de l'effort de réalisme et du patriotisme omniprésent (une fois n'est pas coutume...) dans cette tragédie.
L'Enfer du devoir ne doit pas être jugé à chaud car après avoir pris parti contre le militaire incarné par Samuel L. Jackson , accusé par un excellent Guy Pearce (déjà vu dans LA Confidential) et défendu par Tommy Lee Jones dans le rôle de l'avocat pas à la hauteur de l'affaire, on ne peut s'empêcher de penser que l'on n'aimerait pas faire partie des jurés tant le problème est cornélien. C'est l'histoire de la survie et de la peur face à des codes, des règles qu'il est si facile d'oublier pendant le combat face à l'ennemi.
Si l'on peut être choqué par la violence de certaines scènes et amusé par tous ces drapeaux américains, on doit cependant pardonner une conclusion assez brutale expliquée par un souci de coller à la vérité de la part du réalisateur William Friedkin. C'est en effet difficile à croire, mais ce drame et ce procès ont réellement eu lieu. De quoi donner à réfléchir.






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