Ce matin dès le deuxième jour du procès Festina, Richard Virenque craque et avoue tout : "J'ai pris des produits dopants, je n'avais pas le choix. J'étais le mouton, si on me sortait du troupeau j'étais fini".
Hier s'était déroulée la première étape du procès du dopage dans le cyclisme, où il comparaît pour complicité de facilitation et incitation à l'usage de produits dopants.
En guise de prologue, l'idole des afficionados de la petite reine s'était séparée de son avocat, le très médiatique Maître Collard. A changement d'avocat, changement de défense, après avoir pendant des mois nié en bloc toutes les accusations, il a dans un premier temps concédé avoir pris des produits "pour ne pas tomber malade, ne pas tomber positif" (???). Quant à la nature des produits qu'il a pris, il déclarait hier qu'à sa connaissance "c'étaient des vitamines, des fortifiants".
Il avait ensuite récité une rengaine bien connue : il avait confiance dans le soigneur, dans le médecin, etc, etc... Mais l'entourage des équipes cyclistes déclarait bien que ce sont les coureurs eux-mêmes qui réclament des produits. Les noms commencaient déjà à fuser et le discrédit était déjà jeté, après seulement un jour de procès, sur le championnat du monde remporte par Laurent Brochard, alors coéquipier de Richard Virenque.
Voilà un procès qui part en sprint. En avouant s'être dopé, Richard Virenque pourrait avoir des sanctions sportives, mais c'est surtout pour incitation au dopage qu'il risque une peine maximale de deux ans de prison et 100 000 francs d'amende.





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