Depuis le 6 juin 2001, Kate Beckinsale est à l'affiche de Pearl Harbor, aux côtés de Ben Affleck et Josh Hartnett. Au cours d'un entretien, cette jeune actrice britannique prometteuse nous a livré ses commentaires sur cette fresque épique, réalisée par Michael Bay (Bad Boys, Armageddon) et produite par Jerry Bruckheimer (Flashdance, Le flic de Beverly Hills, Top Gun, etc.).
Pouvez-vous résumer le parcours qui vous mené à l'aventure Pearl Harbor ?
K. Beckinsale : J'ai étudié la littérature française et russe à Oxford avant de me tourner vers le cinéma. C'est Kenneth Branagh qui m'a donné une chance dans Beaucoup de bruit pour rien. J'incarnais Héro, la jeune amoureuse naïve. J'ai aussi une expérience à la télévision et au théâtre. Dans Pearl Harbor, je suis Evelyn, une jeune infirmière militaire dont deux amis d'enfance sont amoureux.
Comment vous êtes-vous préparée au rôle d'Evelyn ?
J'ai abordé mon personnage en me plongeant dans des livres d'histoire, pour cerner le rôle des équipes médicales de l'époque. Dans les années quarante, le corps médical avait des ressources limitées et de nombreux blessés à soigner. J'ai aussi passé beaucoup de temps avec des infirmières militaires et appris à pratiquer de nombreux soins. A Hawaï, j'ai même appris à faire des injections de solution saline et fait quelques piqûres pour les besoins d'une scène.
Selon vous, pourquoi Evelyn tombe-t-elle amoureuse de Rafe (Ben Affleck)?
Lorsque Rafe rencontre Evelyn, il tombe immédiatement amoureux d'elle mais joue les effrontés, si bien qu'elle n'est pas sûre de ses intentions. Au début, elle tolère mal sa détermination. Pendant la guerre, les infirmières qui évoluaient au milieu d'hommes devaient se blinder pour rétorquer aux plaisanteries douteuses. Rafe a le sens de l'humour, c'est un charmeur persévérant et elle finit par se laisser envoûter. Lorsqu'il part risquer sa vie, elle est anéantie, car elle sait que Rafe est l'amour de sa vie.
Vous venez d'une famille d'artistes, est-ce une vocation ?
Mon père et ma mère étaient acteurs et mon beau-père réalisateur. Mon frère a emprunté le même chemin. Je ne voulais pas du tout faire ce métier, c'est pour cela que je suis partie étudier l'écriture à Oxford. Et puis, Kenneth Branagh m'a fait changé d'avis. Le seul avantage d'une telle famille c'est que l'on sait que le succès n'est pas définitif, que rien n'est acquis et qu'il ne faut jamais avoir la grosse tête.
Pearl Harbor est une grosse production en comparaison de vos précédents films...
Oui. Je suis arrivée à Hawaï quelques heures seulement avant de tourner et j'ai subitement eu le trac. Il y avait quatre caméras qui tournaient en même temps, des techniciens et de figurants partout !
Est-ce le début d'une nouvelle carrière ?
Pour être franche, je n'aime pas beaucoup les scénarii des blockbusters américains. J'ai cette gêne typiquement britannique de dire de mauvais dialogues, même si quelqu'un est prêt à me payer des millions. D'ailleurs, au départ, j'étais très méfiante de la production «Pearl Harbor». Mais la lecture du script m'a fait changer d'avis. La qualité épique du film m'a laissée sans voix. Cependant, quoiqu'il arrive, j'espère ne jamais succomber à l'appât du gain et continuer à faire des choix selon mon cur.
Seriez-vous prête à tout arrêter pour votre famille ?
Oui sans aucun doute. J'ai souffert de la notoriété de mon père par conséquent devenir célèbre n'est pas dans mes projets. J'ai vraiment apprécié pouvoir amener ma fille Lilly, sur mon précédent tournage, celui de la «Coupe d'Or», l'année dernière. Ainsi, je pouvais la voir pendant la journée. Vous savez, avoir un bébé, cela change la vie.
Des prédictions quant au succès du film ?
Je pense que tout populaire qu'il soit, le film ne remettra pas les années 40 à la mode. Ces années étaient si glamour qu'elles donnaient énormément de «travail» aux femmes... Je n'ai jamais mis autant de rouge à lèvres de ma vie !
Comment s'est passé le tournage avec Ben Affleck ?
Nos relations étaient amicales, sans plus ! Je pense que nous aspirions tous les deux à une certaine alchimie, mais à l'écran uniquement. Néanmoins, j'aime beaucoup Ben et je sais que la moitié des femmes dans le monde vont être très jalouses du temps que j'ai passé avec lui.





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