Interview de Fiona Gélin, actrice
Jean-Claude Brialy est le parrain du Salon des Antiquaires de Samatan, dans le Gers. Chaque année, il est accompagné d'une marraine différente, vedette du théâtre ou du cinéma. L'édition 2000 était placée sous le signe du charme, grâce à la présence de la comédienne Fiona Gélin. Actustar a profité de l'occasion pour bavarder avec elle.
Quels sont vos sentiments sur le Salon des antiquaires ?
Je suis en admiration devant les antiquités. J'adore ça. Je cours les marchés aux puces lorsque je suis à Paris. Je crois même que si je n'avais pas été comédienne, j'aurais été antiquaire ! En plus, j'aime le foie gras et le bon vin. Je suis donc aux anges. Et je pense que je reviendrai l'année prochaine.
Vous venez de jouer dans Les Parents Terribles de Jean Cocteau, sur une mise en scène de Jean-Claude Brialy. Une belle expérience ?
Magique. Nous avons joué au festival d'Anjou et de Ramatuelle cet été. Et l'on vient d'en tourner une adaptation pour France 2. Puis nous la jouerons à Paris cet hiver, très certainement aux Bouffes Parisiens, le théâtre de Jean-Claude.
Comment s'est passée votre rencontre avec Jean-Claude Brialy ?
Je l'ai rencontré il y a quatre ans au festival de Ramatuelle. Il avait été adorable et m'avait fait dîner à la table d'honneur. J'avais juré qu'un jour je viendrais jouer à Ramatuelle. C'est maintenant chose faite.
Quelle est votre plus grande fierté professionnelle ?
Le premier film, Le Grand Carnaval, dans lequel je jouais aux côtés de Philippe Noiret. Mais aussi Parole de flic avec Alain Delon, qui m'avait bien encadrée pour les besoins du tournage.
Vous vous présentez comme quelqu'un de pudique. Comment dépassez-vous cette pudeur pour jouer devant un public ?
Tous les acteurs sont timides et pudiques, et ne sont à l'aise que devant la caméra. Jouer la comédie nous permet de relativiser les choses. Pour faire au plaisir au spectateur, il faut se surpasser, oublier cette timidité. C'est donc un métier où il faut avant tout être généreux et penser à l'autre.
Vous faites beaucoup de rallyes. Avez-vous prévu de repartir bientôt ?
Cet hiver, je serai au théâtre. Ca va donc être difficile ! Je n'ai pas fait de rallye depuis un an et demi. Mais je compte bien en refaire. Bivouaquer dans le désert, faire du 4x4, j'adore ça. Je n'aime pas la vitesse, mais j'apprécie l'aventure humaine : monter les dunes de sable, ne pas se perdre, monter la tente, se lever à cinq heures du matin. La découverte du désert, c'est un moment très fort. Cela permet de tout oublier.
Vous êtes d'ailleurs la marraine de l'association Les Enfants des Sables.
Oui, c'est une association qui a pour but d'aider les enfants qui vivent dans le désert. On m'a également demandé de promouvoir une association pour les enfants autistes. Nous les aidons par la musique, le théâtre et la poésie. C'est une collaboration avec l'association Le Papotin, parrainée par Marc Lavoine.
Quels sont vos projets ?
Il y a un projet au cinéma, mais c'est encore assez vague. Nous en sommes encore à la phase de l'écriture. Cela devrait se concrétiser en 2001. D'ici là, on pourra me voir à la télévision en novembre, dans Matthieu Corot, une série policière pour TF1. J'y incarne un médecin légiste aux côtés de Michel Boujenah. Nous tournerons la suite en janvier. Et dans quelques jours, je vais répéter une pièce argentine, dans laquelle on m'a confié le rôle de la Madone.



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