L'animateur vedette de la Star Academy attend la finale 2002 avec impatience.
Des audiences qui crèvent le plafond, quel succès !
NA : Le public est au rendez-vous. C'est un succès et l'on s'en réjouit. Mais il faut garder les pieds sur terre. Ce qui compte c'est finir l'aventure au top de la qualité et de la dignité. On a beaucoup, et bien, travaillé. On s'est vraiment amusés aussi. A aucun moment, je n'ai eu à rougir de cette émission.
La finale sera aussi un bilan de deux ans de travail à la Star Academy. Mais quoi qu'il arrive, Star Academy aura été un événement, un phénomène de société dont on parle dans les écoles, les familles... Les gens m'arrêtent dans la rue pour me dire : "On ne sort plus le samedi soir ! Le samedi, c'est Star Academy". Incroyable, non ?
Le public est-il le même que l'an passé ?
Je crois qu'il s'est élargi, on est sortis des aficionados qui étaient les jeunes pour toucher les parents, les profs, les grands-parents...
Dans quelle catégorie peut-on classer Star Academy ?
Aucune et toutes à la fois. On a trouvé un créneau qui n'existait plus à la télé. La variété. Tout en répondant à l'attente des téléspectateurs grâce à de la musique moderne, dans le vent. L'émission du samedi soir est plus qu'un bilan de la semaine, plus qu'une émission de télé réalité, c'est un grand rendez-vous de variétés sur TF1. Je pense que les gens passent une bonne soirée, chez eux. Pour moi, ça aura été - et c'est encore - un apprentissage hors du commun.
Vous sembliez sincèrement heureux de recevoir de grands artistes internationaux sur votre plateau ?
Oui ! Et ce n'était pas gagné d'avance, d'autant que les artistes se méfient de la télé, d'une façon générale. La confiance qu'ils nous ont donnée et la façon dont on la leur a rendue est de bon augure pour l'avenir. Il faut reconnaître des moments exceptionnels entre Johnny Hallyday et les élèves. Ou encore avec Phil Collins, qui était au courant de tout ce qui se passait au château.
Je tiens à le souligner : c'est le programme des élèves avant tout ! Je vous le disais, il y a deux ans, au début de l'aventure : j'ai un rôle de passeur, de chef d'orchestre. Eh bien, j'essaie toujours d'accorder mes instruments !
La pression ne risque-t-elle pas de retomber à l'approche de la fin ?
Non. Six quotidiennes en direct et un prime par semaine... C'est un principe dans lequel on ne relâche jamais la pression, on ne peut pas dire à un moment : "Ca y est, c'est gagné !" Mais j'avoue que quatre mois de direct... Je crois que j'ai battu mon record ! Je suis un peu drogué au direct... Bien que je l'ai déjà été auparavant avec le journalisme news.
Avez-vous déjà de nouveaux projets ?
Des propositions, oui. Il y a une volonté de la part de la chaîne - et de moi - de me laisser faire des choses où je sois à ma place. Il faut que ça sonne juste... Ca peut être quelque chose de différent. Ou non. Mais ma philosophie n'est pas : toujours plus haut, plus fort ! Mais sois à ta place et travaille.
En tant que directrice, Alexia a eu fort à faire avec certains pensionnaires. Bien que cela ne soit pas votre rôle, vous passez des messages "moralisateurs" aux élèves. Pourquoi ?
Alexia a bien fait et j'aurai fait comme elle. Mais mon rôle n'est pas de m'immiscer dans la vie du château. Je ne peux pas rompre l'équilibre. Je suis à la fois leur premier spectateur et leur premier accompagnateur dans cette aventure et je me dois de ne pas les juger, une sorte de grand frère peut-être, et puis je les respecte et ils me respectent.
Vous faites souvent allusion à la première promotion de Star Academy. Avez-vous tendance à faire des comparaisons ?
Non, et d'ailleurs le rapprochement n'est pas possible. Ils sont différents les uns des autres. Cette année présente une "génération d'initiés" puisqu'elle connaît déjà le fonctionnement de l'émission. La première édition avait la générosité des premiers, et la deuxième a la détermination des deuxièmes, l'objectif de faire aussi bien que les premiers.
Quelque chose à ajouter, un message à faire passer ?
Oui ! Même quand je vais acheter du pain, je le dis, sur quarante mètres, j'ai quarante demandes. Mais désolé, je n'ai plus de places pour les prime-time !




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