La directrice et productrice de la Star Academy recueille tous les suffrages avec l'édition 2002 et est très demandée. RIen d'étonneant aux vues desecords des prime-times et de la présence de nombreuses stars internationales sur son plateau.
En tant que directrice, vous attendiez de vos nouveaux pensionnaires qu'ils fassent encore mieux que leurs prédécesseurs. Le pari est-il réussi ?
ALJ : Artistiquement, ils ont apporté un plus... Nous travaillons d'ailleurs sur une tournée où ils vont jouer des instruments et danser, beaucoup plus. Nous n'avions pas, l'an passé, monté ces grands tableaux thématiques sur les prime-time, comme le medley Madonna ou celui, très beau, des comédies musicales. Je suis très fière qu'ils aient remporté un autre pari : cette année, ils ont sorti deux albums, très différents de surcroît. Le premier, très académique, en hommage à Michel Berger, et sur lequel ils ont travaillé dès la première semaine. Là, je dis : bravo. Et le deuxième, très récréatif, à l'approche des fêtes. Ils ont relevé un beau challenge.
Et le bilan sur l'équipe pédagogique ?
C'était aussi important pour moi : on a eu des nouveaux professeurs qui ont vraiment apporté quelque chose de nouveau à l'enseignement. Par exemple, les cours de théâtre d'Oscar étaient incroyables et d'une rigueur artistique importante. Aurélie, j'en ai parlé avec elle depuis sa sortie, s'est révélée être une excellente comédienne, ce dont elle-même n'avait pas conscience jusqu'alors.
Les prime-time remportent tous les suffrages, mais comment avez-vous réussi à faire venir toutes ces stars internationales ?
Pour nous, c'est une grande success story, puisque nous avons eu Johnny Hallyday, Céline Dion, Mariah Carey, Phil Collins... Et des artistes qui se sont rendus au château, ce qui est très important ! C'est-à-dire que les artistes ont eux-mêmes demandé à rencontrer les élèves avant le show. C'est plus intime et, par conséquent, encore plus fort sur le plan artistique. Cela fait aussi partie des grandes réussites, cette année.
L'essai des Academyciens sur scène en première partie de Ronan Keating était-il concluant ?
Oui, c'était très intéressant. Je voulais qu'ils soient confrontés à une scène, et de plus, une scène qui ne leur était pas acquise, afin qu'ils réalisent toute la complexité et la difficulté de séduire un public.
Vous avez eu fort à faire avec les personnalités du château. Ils vous ont donné du fil à retordre, non ?
Je pense que les anciens étaient plus sereins, ceux-ci sont plus sanguins.
Gérard Louvin est même venu au château leur remonter les bretelles. Pourquoi avoir fait appel à lui ?
L'avantage de Gérard, c'est qu'il a une crédibilité énorme en tant que professionnel et que c'est en tant que tel qu'il va les récupérer, c'est avec eux qu'il va travailler pendant cinq mois. Je pense que c'est important pour les élèves, c'est une précaution artistique et professionnelle. Il est important de leur montrer qu'il y a des gens qui les jugent sur ce qui va être leur carrière. Quand ils sont avec nous, ils sont dans une configuration de jeu et se rendent compte de la difficulté et de l'enjeu artistique plutôt lors des prime-time. En rencontrant Gérard, ils sont dans une configuration uniquement professionnelle et non plus télévisuelle.
La tournée est-elle désormais acquise aux huit élèves annoncés ?
Oui. Avec la réserve, bien sûr, que si l'un quittait le jeu, eh bien, il ne ferait pas la tournée.
Aux vues des situations extrêmes auxquelles vous avez dû faire face, avez-vous déjà pensé à l'exclusion ?
Oui. Mais l'exclusion est à la limite de l'incompréhension. Il faut quand même reconnaître qu'on a ajouté quatre semaines, ce qui est très long et peut accentuer la fatigue, les tensions. Exclure est une position extrême. C'est pas une décision à prendre à la légère et je veux pas prendre de décisions motivées uniquement par l'émission. Il y a un enjeu extrêmement important pour eux aussi et une dimension humaine à prendre en considération.
Justement, est-ce difficile de rester toujours impartiale ?
Ah ! Il faut savoir garder son professionnalisme. Vous les voyez à l'écran depuis trois mois et demi, moi, ça fait cinq mois que je les suis. Il y a eu le casting, on les a choisis... Donc effectivement, il y a forcément de l'affectif qui entre en ligne de compte. Mais j'arrive assez bien à gérer.
En quelques mots, comment jugez-vous cette promotion de Star Academy ?
C'est une belle promo parce qu'elle est très variée. Et beaucoup de protagonistes ont une vraie volonté artistique. C'est intéressant !
Et si vous deviez qualifier les promotions une et deux en quelques adjectifs ?
La première : équilibrée et généreuse.
La deuxième : dense et multiple.







Les Experts : Miami
Les vacances de Clémence
Ô Jérusalem
66 minutes
