l'interview de Titoff

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Interview : La belle histoire de Titoff

Le 24/07/2001 00h00

28 ans, les cheveux en bataille, une dégaine si rabougrie qu'on pourrait penser à une grosse peluche sur laquelle le ciel serait tombé et pourtant, la vérité : si Titoff glande c'est que ça marche !

En moins d'un an, vautré sur son canapé, ce mangeur de chips, né à Marseille sous le nom de Christophe Junca, investit Paris, raconte sa vie, passe à la télé et tout le monde en parle ! Même Ardisson en est baba, pourquoi pas moi ?!

Il est déjà bientôt 18h et devinez quoi ? Comme toujours je suis en retard, va encore falloir franchement que j'improvise ! En plus, à part sa tête, je sais vraiment rien de l'artiste !
Je l'ai vu dans quelques émissions, je sais qu'il se la joue super franco et honnête sans chercher spécialement (comme tous) à faire rire, mais bon… je parie que c'est encore une façade ! Alors, entre les feux, je relis son dossier pour m'imprégner et trouver quelques questions, mais soudain j'entends un "Vouiiiiiiiiiiith".
Zut (crotte, ch…) c'est un flic ! Il s'avance, m'interpelle (quel accent dis donc, il vient de Marseille lui aussi c'est pas possible) et réplique : "Vous lisez en conduisant ?"

Non, non, pas du tout…
Le policier : "J'ai rêvé alors ?" Il constate que j'ai des papiers pleins les genoux, des photos aussi et s'exclame : "Vous travaillez pour Titoff ?"

Heu… oui, en fait…
Il change du tout au tout et m'annonce : Ma copine l'adore, vous pensez que je pourrais avoir une photo dédicacée ?

Alors là j'hallucine, j'ai l'impression d'être tombé dans le fameux sketch de Pierre Palmade… "heu, oui, oui lui dis-je…" alors finalement on se met d'accord et je promets de repasser plus tard lui apporter un autographe.
C'est tellement beau la célébrité !

J'arrive finalement à l'adresse indiquée, je retrouve un pote, on sonne à l'interphone et quelqu'un nous indique l'étage.
On monte en toute vitesse mais surprise… la porte est ouverte et en entrant que découvrons-nous ?
Un jeune homme, langoureusement pris en sandwich par deux filles qui se déhanchent sur une musique et qui nous invite à nous installer… "Entrez, entrez…" il se retourne et appelle ensuite Titoff dans l'autre pièce, puis nous propose à boire en nous présentant Charlotte et Myriam !

"Bisous, bisous, salut…"

Sinon, derrière la vitre, fidèle à sa réput', le comédien est effectivement affalé sur un sofa mais, au prix de quelques efforts, et pour nous saluer, réussit finalement à s'extirper du moelleux…

Titoff : Salut… NB ?
Oui, je vous présente un ami, Stéphane. Salut, salut…
Titoff : Alors ton ordinateur ?
Mon ordi... ? Ha oui, on vous a dit ? Je voulais justement me faire pardonner en vous invitant à déjeuner…

Pour tout vous dire, j'avais déjà un rendez-vous calé la semaine dernière, mais mon computer a planté quelques minutes avant la rencontre et dépourvu de mes documents, j'ai préféré tout annuler (en m'excusant bien à fond pour espérer une nouvelle date ensuite).

Titoff : On va déjà se dire tu…
Hé, tu voles ma réplique là…
Titoff : Ta réplique ?
B'hun oui, c'est moi qui demande ça d'habitude !
Titoff en souriant : Vous voulez boire quelque chose ?
Un verre d'eau et toi Stéphane ? Non, rien merci Ca te dérange si on enregistre notre entrevue pour ne rien oublier ?
Titoff : Non, du tout, vas-y…

Bon et bien voilà, j'avoue que j'n'ai pas encore vu ton spectacle alors si tu pouvais m'expliquer un petit peu ton parcours ?
Titoff : Aïe, aïe, aïe…

Mais j'ai lu par exemple que tu voulais devenir footballeur ?
Titoff (en souriant) : Oui c'est vrai, mais comme je prends beaucoup de temps à ne rien faire…

Rien faire ? Tu nous rejoues ta scène ?
Titoff : Non, rassure-toi, faut déjà que je me concentre pour être moi, alors te jouer quoi que ce soit ?

Mais comment passe-t-on du foot à l'envie de faire rire ?
Titoff : Par hasard en fait. J'ai pas spécialement cherché à devenir comique, d'ailleurs quand j'ai arrêté le foot, j'ai surtout voulu travailler.
Je suis passé de peintre en bâtiment à bosser comme ça dans des boutiques et pourtant, j'ai toujours eu, depuis la seconde je crois, cette envie de théâtre. Mais bon, comme d'habitude, j'ai mis au moins quatre ou cinq ans avant d'aller m'inscrire. J'arrivais toujours au mois de février alors, évidemment, c'était pas possible !
Et puis, une année pourtant, au mois de septembre, je suis tombé dans un cours d'improvisation.
On était toute une troupe à s'exercer dans un café-théâtre… j'avais déjà pris des cours de classique, mais ça m'avait bien gonflé donc pour le coup, j'étais bien tombé.

De l'improvisation ? Comme Jamel (Debbouze) ?
Titoff : Oui, sauf que lui il faisait des matches, moi je n'ai pas trop fait de matches.
C'était vraiment un café avec des shows d'improvisation. On tirait des sujets dans le public...

…on tirait des sujets dans le public ?
Titoff (amusé) : …oui c'est ça, on tirait des sujets dans le public pour ensuite se concerter 30 secondes et voilà, ça nous a donnés l'envie d'écrire.
On a d'abord commencé par faire des conneries, un petit spectacle entre nous. Je devais d'ailleurs faire un truc avec un mec de la troupe mais finalement, ça c'est pas fait alors je me suis dit que je pouvais peut-être le faire tout seul.

Tout seul ?
Titoff qui fait mine de ne pas comprendre : J'ai ensuite un peu tourné. Mon frère m'a finalement rejoint et comme on avait un pote sur Marseille qui avait déjà un café-théâtre... vers 3, 4h du mat, bien bourré, souvent j'y avais droit…

…tu y avais droit ? Mais à quoi ?
Titoff : A la Stand-Up Ovation ! Il rigole et continue : Il restait toujours une dizaine de personnes dans la salle alors mon pote se levait, disait comme ça... ouais voilà, y'a un copain à moi, est-ce que vous voulez l'écouter ?
Moi j'étais là, heu… non pas trop et puis finalement, je me suis retrouvé à faire des sketches qu'on avait écrits avec mon frère, l'après-midi ou la veille et donc, moi je me rappelais pas forcément du texte, alors j'ai commencé à improviser et c'est comme ça qu'est née l'idée de mon spectacle !

D'où la vocation ?
Titoff : A cette époque j'avais pas vraiment de références, ni trop prévu de faire ça. Il y en a qui disent par exemple, que Coluche ou un tel… qu'ils le savaient déjà, moi tu vois, c'est surtout en le faisant.
Comme ça me donnait que du plaisir…

Donc tu y as pris goût et ainsi de suite, tu t'es retrouvé à le faire tous les soirs ?
Titoff : Oui voilà… derrière moi se trouvait le piano, le mec venait de terminer, je prenais le micro et je commençais à raconter mes conneries et c'est devenu une habitude.

Et pour les textes ?
Titoff : Pareil, à force d'improviser, on essaie des trucs, ça fait rire, parfois on garde, et c'est comme ça que j'ai finalement écrit la majorité de mes sketches et que je continue d'ailleurs !

Tu veux dire que rien n'est jamais vraiment préparé et que tous les soirs tu peux jouer quelque chose de différent ?
Titoff : Exactement ! J'ai bien sûr un fil conducteur, mais je me laisse souvent aller au gré de l'inspiration…

Comme les ricains ?
Titoff : Oui, moi j'aime pas trop les plans tout prêts où les mecs viennent réciter leur texte en s'efforçant de te faire rire par une chute bien naze !

Et donc… Paris ?
Titoff : B'hun, comme je te disais, dans la troupe déjà on arrivait à avoir quelques contacts.
C'était la pleine tendance Marseille, tout le monde débarquait pour trouver quelque chose et un jour comme ça, il y a trois ans, on a rencontré Jean-Luc Delarue qui nous a proposé de concrétiser un projet.

Delarue ?
Titoff : Il voulait produire une sitcom un peu comme H avec Jamel justement sur Canal. Il est passé nous voir, a craqué sur le spectacle et voilà…

Et donc ?
Titoff : En vérité, pas grand-chose, mais bon avec mon frère, ça nous a permis d'atterrir sur Paris et finalement d'occuper en deuxième partie un petit théâtre sur Pigalle. On a comme ça construit une ébauche de mon spectacle actuel.

Et Dominique Farrugia ?
Titoff : Justement, il est venu me voir un soir et tu sais, il y a des gens comme ça qui ont des rires vraiment particuliers, Ardisson aussi d'ailleurs, et comme il n'arrêtait pas de s'étouffer, je me suis dit, sans savoir que c'était lui, que je connaissais ce mec-là, évidemment par la télé !
Après il est venu me voir. On a sympathisé, on est allé dîner et il a commencé à me donner quelques conseils.
Mon truc c'était complètement bordélique, mais lui parlait de Stand-Up à l'Américaine (le mec qui se lève et développe devant tous une idée marrante), alors j'en ai profité et je lui ai demandé si ça le branchait de m'aider sur la mise en scène… il était pas mal occupé, mais bon il a pris le temps !

Et justement, entre temps, comment tu as fait pour vivre sur Paris ?
Titoff : B'hun, c'est mon frère et Jean-Philippe, mon ami d'enfance, celui qui t'a reçu justement, qui se sont occupés de tout !

Comment ça ?
Titoff : On avait pas beaucoup de moyen, mais on ne voulait plus de producteur ! Faut pas croire qu'ils arrivent avec des valises pleines d'argent… et quand on a vu la merde autour de nous, on a pensé que ce serait mieux d'être seuls !

Mais d'où vous sortiez le fric ?
Titoff : On avait des économies, Delarue nous a un peu aidés au début pour louer un ou deux mois le théâtre. Mon frère et Jean-Philippe ont ensuite vendu leur voiture, ils voulaient absolument m'éviter les contraintes, et puis ça a démarré assez vite. A 22h, j'avais déjà pas mal d'entrées.
Ensuite, on a contacté le Trévise. Le directeur qui est fabuleux, Thierry Mancier, qui avait vu le spectacle justement, nous appréciait déjà et a vite compris notre façon de travailler. Il a foncé avec nous !
Nous n'avions quasiment plus de frais de location de salle mais une co-réalisation, et ça a bien marché !

Tu veux dire que tu faisais salle comble ?
Titoff : Franchement les gens adoraient ! Tu sais pas, parce que tu n'es jamais venu me voir…

C'est une invit' ? Il paraît que tu fais l'Olympia à la fin de l'année, nos internautes vont adorer !?
Titoff : Oui, je compte sur ta présence et t'inquiète, y'en aura aussi pour tes lecteurs !

C'est Cooooool !
Titoff : Mais tu sais, je te raconte ça parce qu'on discute, t'es sympa et que je suis fier de ça aujourd'hui !
Mais c'est vrai qu'au début, ça aurait compliqué les choses et les gens n'auraient pas compris !
Mais maintenant je peux parler de mon frère et de Jean-Philippe parce qu'on est vraiment à trois sur le coup !
Moi je suis tout seul sur scène, mais c'est vraiment une histoire où ils font partie de la réussite !

Ton frère écrit toujours ?
Titoff : Oui il écrit avec moi et s'occupe de la production avec Jean-Philippe.
Jean-Philippe est un peu mon manager, producteur et s'occupe des contacts avec les théâtres, etc.
Et ensuite donc, a débarqué Farrugia qui s'est occupé de la mise en scène.

C'est quoi cette rumeur que tu aurais animé une émission sur M6 ?
Titoff : Animer ? C'est un bien grand mot, j'étais payé pour rien faire !
On passait des clips et je devais raconter des conneries avant, pendant ou après. J'étais assis sur un fauteuil et parfois je faisais venir des potes…

Et comment tu as déniché ça ?
Titoff (en riant) : Toujours pareil, c'est un dirigeant de la chaîne qui était passé voir mon spectacle…

Ce n'est pas possible, ta carrière c'est un véritable concours de circonstances ?
Titoff : Mais je te le dis, il est bon le spectacle ! Chaque fois que quelqu'un passe me voir, derrière on a des propositions !

Tu es sûr que ce n'est pas aussi parce que tu es plutôt mignon qu'il y a tout le monde qui te tombe dessus ?
Si je suis annonceur, je préfère mettre à l'écran un mec drôle et mignon plutôt que laid même s'il est tout aussi marrant !
Titoff : Moi ce qu'on m'a appris surtout, c'est que justement qu'il ne faut pas trop se soucier de son physique dès l'instant ou tu fais quelque chose dans l'artistique : tu t'en fous, tu t'oublies.
Moi je m'oublie, une fois que je suis sur scène je ne réfléchis pas à comment je suis et puis de toute façon je suis pas non plus Brad Pitt, tu vois…
Tu prends des mecs comme Eddy Murphy par exemple qui font rire tout le monde, il n'est pas moche le mec !?
Tu dis ça parce que je suis comique. Je serais mannequin on dirait, ouais bon il est moyen !
C'est la culture française de s'enlaidir ou vouloir être moche. Moi je pense que le comique vient plus de la surprise et du naturel !

Arrête, tu as bien vu ta gueule… en lui montrant les affiches de son spectacle sur le mur …bon, tu t'es peut-être un peu élargi depuis, je pense que la vie est plus cool désormais pour toi, mais tu ne ressembles pas non plus à Quasimodo. Et puis de toute façon, tu n'es pas mannequin !
Titoff : Elargi ? C'est la photo qui coupe mes jambes, c'est pour ça que tu penses que j'ai grossi !

Je croyais que tu t'en foutais ?
Titoff : Bon, par rapport à certains comiques c'est vrai que… mais bon, je pourrais aussi m'enlaidir, mais on s'en fout, je m'habille comme… tu vois ce que je suis aujourd'hui quoi, je ne réfléchis pas, c'est pas non plus très loin de ce que je vis ou suis sur scène, et c'est ce côté-là qui nous intéresse !
Un jean, des baskets et puis c'est ce que je raconte qui est important. Je t'ai dit, je n'avais pas prévu de faire ça donc je ne me suis jamais posé la question à savoir si je suis assez beau ou pas… et chaque fois ça a marché, je m'en fous du look, des fringues…

Tu t'en fous de ton look, des fringues ? Tu as pourtant un style bien adapté. Formaté et très bien adapté pour justement paraître comme tu me dis. Mais si tu t'en fous des fringues, c'est quoi ce gros sac Prada derrière toi ?
Titoff : Bon, ça m'arrive parfois de me faire un petit plaisir… je me suis acheté une chemise quoi c'est tout !

Comment ? Une chemise Prada et tu me dis c'est tout ?
Titoff : Tu vois, j'ai commencé à 4h du mat dans un Piano-Bar. Des fois, il y avait des gens qui ne parlaient même pas français. Il s'en foutait complètement de ma tronche, c'était le bordel et puis voilà, c'est parti…
C'est le spectacle qui nous importe, le côté efficace.
Moi, après je vais dans des émissions télé, j'essaie d'être le plus normal possible, je dis tout le temps la vérité et ça marche !
Je sais qu'y en a qui font les pitres, qui sont là pour vendre leur sauce, moi c'est pas mon truc…
Si tu veux te marrer en me regardant c'est pas derrière ta télé ! Tu viens, j'attaque, je pose la chaise et c'est parti pour 1h20 ou 30.
Je raconte des conneries, ça tchatche, j'ai pas d'artifice ni de costume, que des conneries sur la vie…

Genre un bœuf entre potes quoi ?
Titoff : Exactement, le but c'est qu'on ne s'emmerde pas ! J'ai du plaisir à jouer, certains soirs comme ça, ça dérape, j'enchaîne, j'enchaîne et si on voit que ça fonctionne, je réessaie encore le lendemain et si les gens rigolent, c'est gardé !

Ça ouvre plein de possibilités ?
Titoof : C'est moi-même qui retombe sur mes pattes… je sais ce qui suit dans mon texte, de quoi je vais parler derrière… souvent des gens qui étaient venus la veille et qui constatent un changement le lendemain, me demandent si j'ai improvisé ou pas !?
Parfois oui, d'autres non. C'est comme de la magie… tu ne vas pas aller à la fin dévoiler comment tu fais, le tout c'est d'y croire !

Sinon, pour parler cinéma, j'ai une lectrice Marie qui me demande si ça été facile pour toi le tournage de Comme un aimant ?
Titoff : Oui, mais ça ne pouvait de toute façon que l'être ! C'est un film de copains ! On est tous de Marseille, peut-être pas du même quartier mais bon, on se connaît quoi !

Et pour ton rôle ?
Titoff : C'est un petit voyou en devenir, qui frime bien plus qu'il n'agit mais bon, il fricote un peu avec la mafia. C'est un tout petit film, ça part un peu comme un reportage mais ça m'a permis de faire un peu de composition.

Sinon, des révélations à nous faire sur le showbizz ?
Titoff : J'en fait pas partie, ça m'intéresse pas !
Quand ça a commencé, j'ai fait deux ou trois émissions à la con, mais je me suis vite demandé ce que je foutais là ?! Si c'est pour faire ça, si ce métier c'est d'être entouré que de cons.. tu vois c'est bon quoi !
Et après, y'avait des gens avec qui je me suis entendu, je devais pas me forcer, par exemple Thierry Ardisson, Christine Bravo, ou Laurent Boyer sur M6 avec qui, franchement ça passe !
Et puis même, dans les mauvaises émissions avec du recul, après tu vois, il y a des gens sympas, mais bon, vaut mieux plaire à deux, trois personnes que tout le monde te trouve… ou que personne ne te remarque !
Y'en a d'autres qui m'ont dit, ouais j'adore, on voit que t'es sincère, tu ne fais pas comme les autres qui viennent vendre leur merde ! Je sais que si tu fais une bonne émission après derrière il y a ton spectacle qui marche, c'est pas la peine de jouer à ce que tu n'es pas et avec les mecs comme Ardisson c'est vraiment bien passé !

Et ta tournée ?
Titoff : J'ai déjà fait deux mois de tournée, on a tout explosé. On a dû refuser du monde. Je passe dans des salles de deux, trois mille places, donc comme on disait, la télé, c'est pas mon métier, je fais du théâtre !

Une dernière question : pourquoi la pub de Mc Do ? A Marseille, on mange plutôt de la Bouillabaisse, non ?
Titoff : Non mais, c'est quoi ce cliché ? Tu penses qu'à Marseille, on ne mange pas d'hamburgers ?
Tu sais la bouillabaisse, je dois en manger une ou deux fois par an, c'est tout !

Quand on écoute des mecs comme Patrick Bosso on pourrait pourtant le croire…
Titoff : Il faut arrêter de penser qu'à Marseille à part l'OM et la bouillabaisse, on ne sait rien faire !
C'est comme tout, mais pour revenir à ton histoire de pub… les mecs sont venus voir le spectacle, tu vas encore crier "encore", mais c'est vrai, ils devaient chercher comme ça une idée et ils nous ont proposé le plan.
On a accepté, parce qu'ils nous ont donné carte blanche avec mon frère qui l'a d'ailleurs réalisé !

Pour terminer, tu as d'autres projets ?
Titoff : Comme tu le sais déjà, l'Olympia en décembre…

Cinéma ?
Titoff : Oui, je viens de tourner un film, Les Jolies Choses avec Bruel, Ophélie Winter et Stomy Bugsy.

Stomy Bugsy ?
Titoff : Il joue franchement bien. Il m'a grave bluffé, et sinon… il se retourne et me montre toute une pile de scénarios amassés sur une chaise… comme tu vois, ce ne sont pas les demandes qui manquent, mais le temps me manque vraiment !

Qu'est-ce qui me dit pas aussi que tu as mis tout ça ici pour bluffer les journalistes qui viennent t'interviewer ?
Titoff : Si tu pense ça, c'est franchement que tu n'as rien compris !

Non, mais c'est quoi ce cliché ? En tout cas, je te remercie de nous avoir reçu, c'est hyper sympa et je peux te rassurer, tu as vraiment réussi à exciter ma curiosité. Une telle réussite de partout, c'est pas humain !
Je suis impatient de te voir prochainement…
Merci et bisous à tous tes lecteurs.

Tu me signes quelques cartes ?

Son manager entre dans la pièce et me propose plutôt de m'en envoyer des meilleures. Il me parle ensuite du site de Titoff, en précisant qu'il y a toujours plein de news sur l'artiste, des web cams pour l'espionner et bon, j'ai bien compris qu'il voulait que je vous en parle, alors voilà !

C'était une belle après-midi, et j'ai appris plein de nouvelles choses, mais je suis quand même un peu déçu : je ne l'ai pas vu ni manger une seule chips ! La vérité est forcément ailleurs !

Encore merci à Jean-Philippe pour toute sa gentillesse !

Site officiel de Titoff www.titoff.fr

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les citations de Titoff

Titoff a dit:
Même en fauteuil roulant, on peut faire des ravages avec les filles.
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biographie de Titoff

Né Christophe Junca le 18 juillet 1972 à Marseille, Titoff est un acteur et humoriste...
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Julien (Nouvelle Star)

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