Pour une 7e saison, Koh-lanta débute vendredi 29 juin, sur TF1 à 20 h 50, avec l'animateur sportif, Denis Brogniart qui n'a pas pour habitude d'avoir sa langue dans sa poche. Cette année, les seize candidats rejoignent l'archipel des Philippines pour tenter de remporter le jackpot. Huit hommes et femmes devront survivre sur l'île de Palawan, durant quarante jours. Denis Brogniart, qui présente l'émission depuis 2001, nous raconte l'aventure et les surprises qui nous attendent tout au long de la diffusion de ce Koh-Lanta.
Depuis 2001,vous animez Koh-Lanta, après sept saisons vous prenez toujours autant de plaisir ? Vous n'en avez pas assez ?
Denis Brogniart : Non je n'en ai pas assez ! Vous savez, quand on vous propose seize nouveaux candidats et un nouveau lieu de rêve chaque année, ça empêche toute forme de lassitude. D'autant que j'adore le concept et j'y adhère totalement ! Indépendamment de cela, on se lasse beaucoup moins vite d'un succès que d'un échec. Dans ma vie de tous les jours, il y a plusieurs notions qui rythment mon existence : le sport, le dépassement de soi, la compétition, le voyage et l'aventure. Ça fait cinq composantes, si on les met ensemble dans un shaker, ça ressemble un peu à Koh-Lanta.
Et la fatigue ?
Denis Brogniart : Non, non... Vous savez, j'ai toujours coutume de dire que je gagne très bien ma vie, j'ai un métier très enrichissant, avec des audiences qui sont au rendez-vous et je touche du bois pour qu'elles le soient encore cette année. À aucun moment, je ne suis en droit de me plaindre. Je ne vous cache pas, que quand je n'ai pas vu mes enfants pendant un mois, c'est un peu long ! Mais que dit le type qui fait des voyages de long court au volant de son 38 tonnes ? Je m'interdis toute plainte ! D'autant plus, que je suis très heureux de présenter cette émission.
Après le Costa Rica, le Panama, la Nouvelle Calédonie, le Vanuatu, cette été, la terre d’asile de Koh-Lanta est l'île de Palawan, comment s'effectue le choix des lieux ?
Denis Brogniart : Ce n'est pas un choix qui se fait en quinze jours ! Par exemple, en ce moment même, il y a des gens de notre équipe de production qui voyagent dans le monde, afin de dénicher des lieux. Ils se rendent aux endroits déjà utilisés par d'autres pays pour leur propre émission Koh-Lanta. D'ailleurs, nous avons ouvert le site de la Nouvelle Calédonie qui a été utilisé par d'autres productions. Les Philippines sont recommandées par la télévision suédoise. Mais je n'y participe pas, je donne simplement mon avis. C'est très dur de trouver un site, on imagine qu'il suffit de découvrir une petite île avec des palmiers, une végétation luxuriante, une plage et de l'eau transparente. Mais il faut des conditions sanitaires, une possibilité d'évacuation vers un hôpital ! Il faut que la situation géopolitique, politique et religieuse soit stable ! Quand vous vous imposez tous ces critères, il faut beaucoup chercher !
On voit comment vivent et souffrent certains candidats durant l'émission mais vous et l'équipe, vous le vivez comment ?
Denis Brogniart : On le vit bien, on n'est pas dans des camps, on nous installe dans de bons hôtels et on y mange bien ! Pour les techniciens qui se lèvent à 5 h du matin, le rythme est particulièrement difficile physiquement donc il est évident que pour qu'ils puissent donner le meilleur d'eux-mêmes pendant quarante jours non-stop, il leur faut des conditions d'hébergement et de vie totalement décentes. Contrairement à ce que pourrait imaginer certains, nous ne dormons pas à la belle étoile, nous ne mangeons pas uniquement le fruit de notre pêche.
Quelles seront les nouveautés apportées au concept de l’émission pour cette nouvelle saison 7 ?
Denis Brogniart : La sélection des candidats est la plus grosse des nouveautés ! Ça faisait quelques années qu'on programmait soit les jeunes contre les seniors ou les hommes contre les femmes. Cette année, les candidats sont totalement maîtres de leur destin. Ils se sont choisis, c'est-à-dire que juste après avoir sauté du bateau à l'arrivée, on leur fait exécuter une épreuve, le premier garçon et la première fille sont désignés par moi ! Puis, les chefs d'équipe choisissent par rapport à leur propre instinct leurs sept équipiers. On a aussi changé quelques jeux, comme le parcours des flambeaux. Pour la grande nouveauté, les Philippines détenant beaucoup de falaises, la production a installé un échafaudage sur l'une d'entre elles, où il y a une toute petite plateforme, afin que les candidats sautent, il y aura un relais de plongeon. Pour les candidats qui ont l'habitude de plonger et nager, c'est plus facile que pour les autres.
Vous avez essayé ?
Denis Brogniart : Oui. Rares sont les jeux que j'ai essayés, mais celui-là oui ! J'avais envie de voir.
Que pensez-vous du fait que l'émission Koh Lanta rencontre chaque année un succès colossal, alors que de nombreuses real TV voient leur audience baisser ?
Denis Brogniart : J'ai conscience d'avoir de la chance, je suis très lucide, je sais que la base de tout c'est le concept ! Ensuite, on l'accompagne plus ou moins bien, avec plus ou moins d'expérience, plus ou moins de recul. Et je crois c'est un tout ! On a un concept fort, un casting très performant chaque année. On a tous progressé d'année en année chacun dans sa corporation pour arriver, aujourd'hui, à un degré de qualité, qui se rapproche à celui qu'on peut trouver dans une fiction. Faut pas se leurrer, c'est un concept formidable, c'est vrai c'est l'émission la plus ancienne qui existe. Je crois que c'est une émission qui a du sens.
On l'appelle télé-réalité, mais pour moi ça veut rien dire ! Selon moi, il y a deux types de télé : la fiction et les films c'est-à-dire les séries, programmes courts et tout ce que vous voulez, et puis vous avez la réalité, le journal, le sport etc. Et toutes les émissions de télé-réalité relatent le quotidien des gens à un instant donné. D'autant plus que dans la bouche des gens, la télé-réalité c'est péjoratif ! Moi je considère que Koh-Lanta est un programme extrêmement noble qui permet la découverte d'un pays, qui permet une identification très forte aux candidats. Il y a des gens qui pensent que la télévision vous tirent vers le bas mais quand vous avez 7 millions de téléspectateurs qui regardent en même temps le même programme, on ne peut pas se dire que 10 % de la population sont totalement abrutis ! C'est un programme populaire et je suis content d'en faire partie !
Vous seriez prêt à présenter un autre programme de télé-réalité ?
Denis Brogniart : Non, je considère que ce n'est pas mon domaine. Aujourd'hui, je fais de la Formule 1, je serai sur la Coupe du monde du rugby et je fais des essais sur des émissions de jeux.
Une émission de jeu laquelle ?
Denis Brogniart : Oui, Koh-Lanta est un jeu, donc pourquoi pas une émission de jeu ! Koh-Lanta est un jeu d'aventure au même titre qu'un Fort Boyard, il n'y a aucune notion péjorative ! Vous savez je n'ai pas de plan de carrière !
Quel est votre dernier rêve ?
Denis Brogniard : Ce qui est sûr, c'est que je vais cauchemarder dans la nuit de vendredi à samedi, car je dors incroyablement mal en attendant les audiences. L'un des rêves récurrents que j'ai, c'est de voir mes enfants adultes, moi, en grand-père patriarche avec mes petits-enfants. Une vie faite de différence, car j'ai quatre enfants très différents, je me vois souvent en grand-père avant l'âge !
A.S.






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