C'est par une fin d'après-midi printanier que nous avons rencontré Julie Zenatti, petite jeune femme tout sourire, au beau milieu d'une tournée, mais qui a pris le temps de nous parler de La Boîte de Pandore, son dernier album en date, bien différent du précédent mais peut-être bien plus assumé aussi !
Musique, amitié, tournée, la chanteuse au double disque d'or s'est confiée le temps de quelques questions qui nous ont fait découvrir la femme épanouie qui se cache derrière la petite Julie !
Et s'il vous prenait l'envie d'aller la voir sur scène, pressez-vous, il ne reste plus que deux dates en stock : le 20 mai prochain à Nice et le 21 à Aix-en-Provence. Autrement, il vous faudra attendre au moins la rentrée prochaine...
On vous laisse désormais savourer la rencontre !
Pourquoi avoir titré ton album La Boite de Pandore ?
La boite de Pandore, j'ai eu envie de l'appeler comme ça parce que déjà le premier texte que j'ai demandé à un auteur, ça a été Claude MC Solaar et je lui ai demandé de me faire un texte qui parlerait de cette légende. J'ai eu envie d'appeler l'album comme ça parce que j'ai toujours eu l'impression d'être un peu dans ma boite à musique, d'être dans un endroit que je connais bien, un endroit où je prends pas trop de risques... Et là j'ai eu envie de dépasser un petit peu ce que j'étais capable de faire et ce que l'on connaissait de moi au risque que les gens ne me suivent pas.
Comment en es-tu venue à travailler avec MC Solaar ?
MC Solaar, c'est une rencontre qui date d'il y a plus de cinq ans maintenant, c'est quelqu'un que j'avais rencontré sur Les Enfants de la Terre, l'association de Yannick Noah. C'est quelqu'un moi qui me fascine et qui raconte plein d'histoires et donc j'ai toujours eu tendance à avoir une oreille très très attentive dès qu'il pouvait parler et puis on est devenu potes comme ça. Il aura fallu presque quatre ans pour qu'on arrive à travailler ensemble et pour que j'arrive à l'attraper aussi car Claude travaille très très lentement ! Je lui ai demandé il y a deux ans le texte... Enfin trois ans maintenant, de La Boite de Pandore. C'est le dernier texte qui est arrivé sur l'album.
Pourquoi Akhenaton te devait-il une chanson ?
Akhenaton me devait une chanson parce qu'on s'est rencontré il y a dix ans maintenant et on avait commencé à travailler ensemble quand je travaillais sur mon premier album, Fragile, on arrivait pas à trouver un truc qui me ressemble sans qu'on parte dans du r'n'b parce que c'était pas du tout ce que je voulais faire. D'un autre côté, lui n'arrivait pas à écrire sous forme de chanson. Il arrivait à écrire des textes, à écrire des supers trucs mais il n'y avait pas de refrain, il n'y avait pas de couplet, il n'y avait pas de rime, il n'y avait rien pour que je puisse m'appuyer ! Et puis on s'était dit Un jour on travaillera ensemble. Et quand on s'est revu, je le lui ai rappelé. En même temps, il n'avait pas oublié ! Et puis il m'a dit, J'aimerais que tu sois la première chanteuse pour laquelle j'écris et c'est comme ça qu'il a fait Le chemin de l'école en premier et ensuite Si le temps.
On remarque dans les remerciements de ton album que tu cites Lâam, Chimène Badi ou encore Amel Bent. Quelles relations entretiens-tu avec elles ?
J'ai de la chance d'avoir de vraies copines dans ce métier là, et des amies aussi. C'est le cas de Laure, enfin de Lorie, de Lâam ou de Chimène... Qui sont vraiment des filles qui ont été super importantes dans mon éclosion pour cet album là. J'étais dans une phase où artistiquement, je ne savais pas trop où j'avais envie d'aller. Je venais de sortir de la tournée de l'album Comme vous qui avait vachement bien fonctionné et puis j'avais l'impression de pas avoir grand chose à donner, que j'avais un peu fait le tour des choses. Et puis elles m'ont donné une autre vision de ce que je suis. Par exemple, Chimène à commencé à chanter dans sa chambre sur mes chansons... C'est assez bizarre ! Elle chantait Si j'men sors. Laam elle m'a connu au tout début de Notre Dame de Paris, on était ensemble sur des plateaux télé en 99 quand elle chantait la chanson de Berger. Moi j'étais là avec Notre-Dame, j'étais un peu une chanteuse sauvage, un peu jeune donc voulant parler à personne et restant cloitrée dans la loge jusqu'à temps que ça soit mon passage. Lorie la première m'a dit Il faut que t'oses. Il faut que t'oses être femme. Il faut que tu t'amuses plus en fait. Je crois que je prenais trop ça au sérieux.
Ne penses-tu pas que ton changement de style puisse être aventureux et dérouter tes fans alors même que tu as été Double disque d'or avec l'album précédent, Comme vous ?
Moi, je pars du principe que si je m'éclate pas dans ce que je fais, je peux pas donner du plaisir aux gens et mon métier, c'est de donner du plaisir. Au travers de ma voix, au travers des chansons, des spectacles etc. Je revendique être une vraie chanteuse de variétés, variété dans le sens large du terme, c'est-à-dire avoir envie de travailler justement avec des gens d'influences différentes, essayer de les convaincre, de les séduire pour qu'ils travaillent avec toi et puis essayer plein de choses et c'est ce que j'ai fait avec cet album là. Je sais que j'en ai dérouté pas mal mias c'est un album dont je suis plus que fière parce que je trouve que c'est couillu !
Tu es actuellement en tournée dans toute la France. Comment ça se passe ?
La tournée, c'est génial parce que c'est là où enfin, tu fais vivre tes chansons. Sans oublier évidemment que du coup je revisite mes anciennes chansons et je prends énormément de plaisir à les chanter parce que du coup elles font partie de mon passé mais elles arrivent à intégrer le futur donc ça c'est génial. Et du coup on va prolonger et je vais repartir dès le mois d'octobre en tournée et ça c'est génial.




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3 jours en juin
Zone Interdite : Les inédits de l'été


LC le 2008-06-16 13:37:02
interomar le 2008-05-24 12:25:50
Adeline le 2008-05-15 21:14:59