la biographie de Oliver Stone

Oliver Stone

Né le 15 Septembre 1946

ajouter à mes stars préférées

Le 28/06/2007 19h05

Scénariste et réalisateur né en 1946 à New York, d'un père américain et d'une mère française, Oliver Stone obtient en 1971 un diplôme de cinéma de l'université de New York.

Attiré par tous les aspects de la profession, il est au cours de sa carrière alternativement ou simultanément : metteur en scène, producteur et scénariste, non seulement de tous ses films, mais pour le compte d'autres réalisateurs tels que Alan Parker, Brian DePalma ou Michael Cimino.

Oliver Stone est un personnage très attachant et très intelligent. Si ses films ne sont pas toujours à la hauteur de nos attentes (ni des siennes), son propos reste souvent pertinent et ses films vieillissent bien mieux que la plupart de ceux de ses contemporains.

En 1974, il réalise son premier long-métrage, Seizure, mais le film ne rencontre pas le succès. Oliver Stone se replonge alors dans l'écriture. En 1978, il écrit le scénario de Midnight express. Alan Parker est derrière la caméra et réalise un de ses plus beaux films. Le film, qui se déroule dans le milieu carcéral en Turquie est assez surprenant et il faut tout de même noter que son énorme succès est surtout lié au scénario très solide de Stone et à sa musique originale.

Avec Midnight express, Oliver Stone s'est fait un nom ce qui lui permet de réaliser son second film en 1981, The hand. Lorsqu'on voit le film en connaissant déjà l'univers du réalisateur, l'on est assez surpris, puisque c'est bien au genre du thriller fantastique que s'attache Oliver Stone. Le film est assez bon, Michael Caine est (comme à son habitude) excellent dans le rôle de ce dessinateur qui perd sa main lors d'un accident, et qui doit faire face à une série de meurtres perpétrée par cette même main.

En 1983, il écrit le scénario la nouvelle version de Scarface pour Brian De Palma. Les deux hommes s'entendent à merveille et le film connaît le succès que l'on sait. Le trio Brian De Palma, Oliver Stone, Al Pacino est une réussite complète, mais déjà l'on reproche au scénariste son extrême violence. Il va sans dire qu'Oliver Stone est quelqu'un de civilisé et de sage et que la violence que l'on retrouve dans ses films est symptomatique de la société américaine, son objet d'analyse nécessaire. L'image relève évidemment chez Oliver Stone d'une esthétisation de la violence et de la mort telle qu'elle existe dans la société américaine.

On retrouve cette violence dans Platoon en 1986, un des meilleur film sur la guerre du Viêt-Nam qui fait pourtant scandale puisqu'il montre le comportement criminel de certains soldats américains envers les civils vietnamiens. L'année suivante, c'est la bourse et les yuppies new-yorkais qu'il met en scène dans Wall street avec Charlie Sheen (déjà présent dans Platoon), son père Martin Sheen et Michael Douglas. Curieusement, une vision récente de ce film nous confirme dans l'idée que les réalisations d'Oliver Stone vieillissent plutôt bien et constituent souvent une bonne photographie contemporaine de la société américaine (ici la spéculation des années 80 et le phénomène "yuppie").

Il y a toujours cette volonté d'ausculter l'histoire et les valeurs du pays chez ce cinéaste qui vit une relation haine-amour avec son pays. Après deux films consacrés à figures emblématiques de la présidence américaine (JFK et Nixon), deux autres volets sur le Viet-Nam (Né un 4 juillet en 1989 et Entre ciel et terre en 1993), beaucoup moins intéressants que Platoon, Stone marque les esprits en 1996 avec Natural born killer (Tueurs-nés) et, une fois de plus, il est attaqué par lobbies religieux et de la famille. Si l'on peut émettre des réserves sur son cinéma, rien n'est en revanche ambiguë chez Oliver Stone et il n'est la plupart du temps pas du tout compris à l'image de ce présentateur radio-citoyen et kamikaze de Talk radio (1988), un de ses meilleurs films.

Any given Sunday (L'enfer du dimanche - 2000), son dernier film est bien l'exemple de cette incompréhension, tant le film s'est fait descendre par la critique et le public. Le film est pourtant assez bon. Avoir choisi de s'immiscer dans le milieu du football américain pour poursuivre sa grande fresque est une idée assez bonne. Notons enfin que U-Turn (1998), son avant-dernier film, passé presque inaperçu, est une réelle réussite et que Sean Penn y est sublime.

donnez votre avis sur cet article

N'oubliez pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Actustar et que vous pouvez être identifié(e) par votre adresse internet.

les dernières actualités de Oliver Stone

La 32e édition du Festival de Deauville est lancée...voir

Oliver Stone attend beaucoup de son film sur Alexandre le Grand...voir

Oliver Stone veut faire un film sur le terrorisme...voir

d'actualités

les citations de Oliver Stone

Oliver Stone à dit:
Parfois, je me dis que je devrais essayer de me présenter à la présidence, juste pour avoir le plaisir de faire le bilan de mes années de drogue et de mon passé sexuel.
lire d'autres citations
Dossier: Les lunettes de stars

spectacles

Mylène Farmer
En tournée 2009
Réservez vos places !

tous les spectacles