Patrick Bruel, de son vrai nom Benguigui, est né le 14 mai 1959 à Tlemcen, en Algérie. De son père, il nous dit seulement qu'il s'est mal comporté et qu'il a quitté le domicile alors qu'il n'avait qu'un an. Il vit donc seul avec sa mère. Ensemble, ils quittent l'Algérie en 1963 et se retrouvent dans le Val d'Oise à Argenteuil. Sa mère occupe un poste d'institutrice et vit dans son école, dans un logement de fonction. Les souvenirs que Patrick garde de cette époque sont heureux et doux. Il se souvient de la cour de l'école qu'il avait pour lui tout seul pendant le week-end et surtout des vacances avec sa mère pour lui tout seul, les départs en auto-stop En 1970, cette période insouciante et heureuse prend fin lorsque sa mère se remarie avec un grand bourgeois de province. Patrick ne se sent ni accepté, ni toléré par sa belle famille.
Adolescent, il est déjà très entouré et très apprécié par les filles. C'est un garçon drôle, hyperactif, à l'âme d'un chef de bande qui dirige ses copains et qui aime être le centre d'intérêt du groupe. C'est par hasard qu'il tombe sur une petite annonce dans France soir. Un réalisateur recherche "deux jeunes avec l'accent". Patrick Bruel se présente au casting et Alexandre Arcady le choisit pour faire partie de son film, Le coup de siroco (1980). C'est donc au cinéma que Patrick Bruel fait ses premiers pas. Il réitère cette expérience en 1983 pour Le Bâtard de Bernard Van Effenterre. Mais c'est dans la chanson que Patrick Bruel a envie de faire carrière. Grâce aux relations qu'il s'est faites dans le cinéma, il arrive à trouver un producteur pour son premier disque : Marre de cette nana là. Le disque marche bien, mais c'est surtout grâce à son rôle au côté de Fabrice Luchini, l'année suivante dans P.R.O.F.S. de Patrick Schulmann qu'il acquiert une renommée nationale.
En 1989, il sort enfin un album, Alors regarde, qui fait un tabac et se vend à 3,5 millions d'exemplaires. Avec la chanson Casser la voix, c'est le début de la Bruelmania et des adolescentes hystériques qui hurlent "Patrii...iick" à chaque concert. Malgré le succès, c'est une période un peu difficile pour le chanteur qui se cherche et qui supporte mal le harcèlement dont il est victime de la part de certains de ses fans, ainsi que le mépris affiché par certains journalistes à son encontre. Au sujet de cette période, sa belle-sur Emmanuelle Béart déclare qu'"il voulait la reconnaissance, pas l'hystérie". Son album suivant sort en 1994. Intitulé tout simplement Bruel, il confirme le succès du chanteur. Puis il faut attendre la fin de l'année pour un nouvel album, intitulé Juste avant. Patrick Bruel chante toujours du Patrick Bruel, mais assurément on le sent plus sûr de lui, mieux dans sa peau et en phase avec lui-même. Il nous offre un album plus mûr, plus réfléchi et plus calme qui séduit un public toujours aussi nombreux, mais différent. Il faut dire qu'entre temps, la Bruelmania s'est calmée, les adolescentes ont grandi et ce sont maintenant des femmes mûres qui écoutent ses chansons.
À côté de sa carrière musicale, Patrick Bruel n'a jamais quitté les plateaux de cinéma et a joué dans une trentaine de films dont Le jaguar en 1995 de Francis Weber avec Jean Reno et K d'Alexandre Arcady en 1997.
Il est également un passionné de football qui n'a pas hésité à prendre une année sabbatique en 1998, pour se préparer à la coupe du monde. Enfin, il faut parler de sa passion pour le Poker qui a été consacrée en 1998 par une victoire au championnat du monde à Las Vegas.
Patrick Bruel poursuit donc tranquillement sa carrière. Il vit dans un grand loft de 300 m2 à Neuilly avec vue sur le bois de Boulogne.




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