Isabelle Huppert n'aime pas parler d'elle et elle a placé sa vie privée sous la mention secret défense.
Nous savons qu'elle est née en 1953 dans une famille aisée.
Elle y reçoit une éducation bourgeoise et éclairée. Sa mère joue du piano, enseigne l'anglais, fréquente les expositions et les salles de théâtre. Son père dirige une entreprise. Il aime avant tout les voyages et entraîne ses enfants dans des itinéraires originaux. Elle est la petite dernière de quatre enfants. Ses aînés font des études brillantes. Elle est considérée comme une enfant facile, mignonne, et avoue qu'elle ne se sentait douée "ni pour un accomplissement physique, ni pour un accomplissement cérébral". Soutenue par sa mère, elle devient actrice.
Elle commence par faire de la figuration à la télévision, entre au conservatoire puis, décroche de petits rôles notamment dans César et Rosalie (1972) de Claude Sautet où elle côtoie Romy Schneider et Yves Montand, ou encore dans Les Valseuses (1974) de Bertrand Blier, film culte d'une nouvelle génération de comédiens, où elle interprète une jeune fille faussement sage.
En 1976, avec déjà 14 films à son actif, elle devient célèbre et obtient une nommination aux Césars pour le rôle de Pomme qu'elle interprète dans le film de Goretta, La dentellière. Puis c'est, Violette Nozière, son premier film avec Claude Chabrol en 1978, qui la consacre en tant que vedette du cinéma français et lui permet de remporter son premier prix d'interprétation à Cannes. Dès lors, sa carrière s'envole et elle va tourner avec les plus grands réalisateurs français : Loulou (1979) de Maurice Pialat, Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard, Coup de torchon (1981) de Bertrand Tavernier, Eaux profondes de Deville et encore beaucoup d'autres. Elle poursuit également sa carrière à l'étranger et tourne en Allemagne, en Italie, en Russie, mais surtout aux États-Unis où elle joue dans La porte du paradis de Michael Cimino. Au fil de ses films s'affirme sa capacité à s'adapter à tous les genres à jouer aussi bien la comédie que les drames et à interpréter magistralement les personnages les plus divers. D'elle, on dit fréquemment qu'elle peut tout jouer.
La rencontre qui a marqué sa vie d'actrice et lui a offert ses plus beaux rôles au cinéma est celle qu'elle fait avec Claude Chabrol. Le couple Chabrol-Huppert qui avait vu le jour en 1978 se reforme en 1988 pour Une affaire de femme et marque le début de la "décennie Huppert" dans le cinéma français. Elle tourne avec lui Madame Bovary (1991), puis joue une postière un peu cinglée qui sympathise avec Sandrine Bonnaire, non moins dérangée, dans La cérémonie (1995) pour lequel elle obtient un César. Elle interprète ensuite une arnaqueuse aux côtés de Michel Serrault dans Rien ne va plus (1997).
Isabelle Huppert est également montée sur les planches pour y interpréter avec succès le rôle d'Orlando et celui de Marie Stuart.
On a pu aller l'admirer au cinéma dans Saint-Cyr où elle interprète la maîtresse de Louis XIV, Madame de Maintenon et dans Les destinées sentimentales d'Olivier Assayas, auprès d'Emmanuelle Béart et Charles Berling.
Le 20 mai 2001, elle revient sur le devant de la scène en remportant encore un prix d'interprétation à Cannes pour son rôle dans La Pianiste de Michael Haneke aux côtés de Benoît Magimel qui a remporté le prix du meilleur interprète masculin pour le même film qui lui même a remporté le Grand Prix !
Le 1er décembre 2001, elle remporte pour ce même rôle le prix de la meilleure actrice européenne devant Audrey Tautou lors de la remise des European Film Awards (EFA).




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