Dustin Hoffman est né le 8 août 1937 à Los Angeles. Son père, d'origine russe, est accessoiriste à Hollywood dans les studios de la Columbia avant que la grande dépression ne l'oblige à prendre un travail de vendeur. Sa mère est une passionnée des salles obscures et actrice de théâtre amateur. Dès son plus jeune âge, il baigne donc dans l'univers du cinéma et du théâtre. Après ses études dans un lycée de Los Angeles, Dustin rêve de devenir un grand pianiste et s'inscrit au L.A. Conservatory of Music puis au Santa Monica City College. Ses professeurs le poussent à prendre des cours d'art dramatique et lui recommandent d'intégrer la célèbre Pasadena Playhouse. Sur place, il rencontre et sympathise avec un étudiant, un certain Gene Hackman.
A la fin des années 60, il se rend à New York pour débuter sa carrière d'acteur. Pour vivre, il multiplie les petits boulots comme serveur, vendeur de journaux à la criée ou encore vendeur de jouets chez Macy's. Il fait ses débuts sur les planches en 1961 dans A cook for Mr General. Il va passer les six années qui suivent au théâtre dans diverses pièces : sa carrière off-Broadway démarre avec une comédie d'humour noir, Harry, Noon and Night, de Ronald Ribman, où il tient le rôle d'un officier nazi, bossu et homosexuel, il poursuit en 1966 avec Journey of the Fifht Horse de Landford Wilson qui lui vaut l'Obie, puis la même année, avec une pièce en un acte de Murray Schisgal, Fragments, qui inaugure une longue et féconde collaboration entre les deux hommes, enfin, il obtient le Theater World Award et le Drama Desk Award pour la farce Eh ?, mise en scène par Alan Arkin.
Ce dernier succès lui ouvre les portes du cinéma. Mike Nichols fait appel à lui en 1967 pour jouer un jeune puceau qui tombe amoureux d'une femme d'âge mûr dans Le Lauréat. Le film est un immense succès commercial qui lance sa carrière et le propulse en tête du box-office américain. Les réalisateurs commencent à s'intéresser à lui et les propositions se font de plus en plus nombreuses. On le retrouve en cow-boy dans Midnight Cowboy (Macadam cowboy 1969) de John Schlesinger puis en vieillard nostalgique dans le très beau Little big man (1970) d'Arthur Penn, avec Faye Dunaway. L'année suivante Sam Peckinpah lui offre un de ses plus beaux rôles au cinéma dans Straw dogs (Les chiens de paille). Il y interprète un mathématicien confronté à l'hostilité qui va vite se transformer en violence, des habitants de la petite ville d'origine de sa femme. Puis, c'est au tour d'Alan J. Pakula de le diriger dans Les hommes du président (1976), au côté de Robert Redford, tous deux interprétant des journalistes acharnés qui vont révéler le scandale du Watergate.
En 1979, il change un peu de registre et se retrouve au côté de Meryl Streep dans une comédie dramatique qui nous présente un couple qui se déchire et se bat pour la garde de leur fils. Kramer contre Kramer de Robert Benton est un immense succès qui lui vaut un Oscar du meilleur acteur. S'essayant à la comédie, il nous présente l'étendue de son talent d'acteur en se travestissant en femme dans Tootsie (1982) de Sydney Pollack. Il innove encore en 1988 et nous propose une touchante interprétation d'un autiste surdoué dans Rain Man de Barry Levinson avec Tom Cruise. Sa prestation exceptionnelle lui permet d'obtenir sa seconde statuette dorée.
Sa rencontre avec le réalisateur Barry Levinson marque le début d'une longue et fructueuse collaboration qui se traduit par trois films : Sleepers (1995) avec également Robert De Niro et Brad Pitt, Wag a dog (Des hommes d'influence 1997) et enfin Sphere (1998). On a également pu le voir chez Stephen Frears dans Héros malgré lui (1992) et chez Luc Besson dans Jeanne d'Arc (1999).











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