Ronald Walken, plus connu sous le nom de Christopher Walken, est né en 1943 à New York d'un père d'origine allemande et d'une mère d'origine écossaise. Avec ses deux frères, il grandit dans la boulangerie familiale située dans le Queens.
Leur mère désire les voir devenir acteurs tous les trois et les pousse à multiplier les castings qui leur vaudront plusieurs apparitions à la télévision dans des émissions de divertissement. Mais seul Ronald semble vraiment se passionner pour ce métier. Ces deux frères choisissent une autre voie, l'un devient agent immobilier et l'autre restaurateur. Ronald, pour la plus grande joie de sa mère, entre dans une école théâtre où en véritable enfant de la balle, il apprend à jouer, mais aussi à chanter et à danser. Il devient un remarquable danseur de claquettes.
Il fait ses débuts à Broadway à 15 ans dans JB d'Elia Kazan. Il multiplie les apparitions à la télévision et joue même au côté de Susan Sarandon dans un téléfilm de Jonathan Demme, Who am I this time ?. Il décide de poursuivre des études d'anglais à l'université d'Hempstead à New York. Avec son diplôme en poche et fort de ses précédentes expériences, il remonte sur les planches pour jouer dans des comédies musicales. C'est à cette période qu'il décide de remplacer son prénom, Ronald, par Christopher. En 1966, il reçoit deux prix qui récompensent son talent d'acteur : le Clarence Derwent pour son interprétation du Roi de France dans la pièce A lion in winter, et un prix du Theater World.
C'est Sidney Lumet qui le remarque au théâtre et lui propose de s'essayer au cinéma. Il lui offre un rôle dans The Hapiness Cage en 1971. C'est grâce à Woody Allen que Christopher Walken va se faire connaître dans Annie Hall (1977). Mais c'est véritablement Michael Cimino qui le fait entrer dans l'histoire du cinéma en lui permettant de faire exploser son talent dans son magnifique film Voyage au bout de l'enfer (1978). Son rôle de vétéran du Vietnam qui sombre dans la folie, ne parvenant pas à oublier les images de la guerre et les reproduisant à l'infini dans sa tête et dans la réalité, se retrouvant ainsi métamorphosé en champion de roulette russe, reste dans toutes les mémoires et lui vaut un Oscar du meilleur second rôle. Ce film marque également la rencontre de deux géants du cinéma, Christopher Walken et Robert De Niro.
Deux ans plus tard, il retrouve le même réalisateur pour La porte du paradis. Les rôles de méchants semblent dès lors lui coller à la peau, s'accommodant très bien de son visage anguleux et de son regard à la fois dur et fixe. On le retrouve notamment dans Dead zone de David Cronenberg (1984) doué d'un pouvoir étrange qui lui permet de prédire l'avenir, Dangereusement Vôtre de John Glen (1985), Comme en chien enragé de James Foley (1986) en père violent, corrupteur et assassin qui bouleverse la vie de ses fils (joués par Sean et Chris Penn) ou encore dans Batman le défi (1991) de Tim Burton.
Sa passion pour son métier qui définit toute sa vie le pousse à accepter tous les rôles qu'on lui propose et il apparaît dans un certain nombre de navets que sa participation à de nombreux chefs d'uvre fait heureusement rapidement oublier.
Un réalisateur en particulier va lui offrir ses plus beaux rôles, exploitant son côté crépusculaire et fantomatique. Sa rencontre avec Abel Ferrara va donner naissance à quatre films. Il le transforme en gangster noctambule dans The King of New York (1990), en vampire urbain dans The Addiction (1995), en chef de clan dans Nos funérailles (1996) et enfin en espion dans New Rose Hotel (1998).
Christopher Walken vit tout près de New York, sa ville qu'il n'a jamais vraiment réussi à quitter, avec sa femme qu'il a épousée il y a plus de 30 ans. Il est co-propriétaire avec Robert De Niro d'un restaurant à Manhattan.









Qui veut gagner des millions ?
Fort Boyard
Louis la brocante
Gone baby gone
Bones
MIDI-Festival