Né le 18 Janvier 1955
"Très tôt, j'ai eu conscience que si je voulais être totalement heureux dans ma vie, être une personne à part entière, je devais trouver quelque chose que je puisse faire passionnément.
Et lorsque j'ai passé cette audition à laquelle je m'étais inscrit pratiquement par hasard, j'ai su que ma passion serait de jouer la comédie." (Studio 03/91)
Ce jour-là Kevin Costner, alors à l'université pour des études commerciales où il s'ennuie, remarque une petite annonce qui recrute des comédiens amateurs pour une pièce intitulée Rumpelstilskin des frères Grimm. Il n'est pas choisi, mais trouve sa voie.
Sa carrière a du mal à démarrer, mais il est tenace, exigeant, aime les héros, les personnages des œuvres de John Ford, de Capra, les James Stewart, Gary Cooper qui incarnent les valeurs américaines. Pour lui, "Les héros de cinéma sont de grands modèles". Il fait très attention au choix de ses rôles et déterminé, fait des films que tout le monde lui déconseille.
Il naît le 18/01/1955 à Lynwood en Californie, (après un garçon mort à la naissance). Avec une arrière grand-mère réputée cherockee (Tig) et un arrière grand-père allemand installés en Oklahoma, c'est un vrai américain. La famille déménage souvent pour le métier de son papa, poseur de câbles. C'est un enfant difficile, élève brillant pour certains, moyen pour d'autres, qui a pour modèle son père et est très proche de son frère Dan de cinq ans son aîné. Pour se faire accepter et compenser sa petite taille d'alors, il fait du sport et pense même en faire son métier (football, basket, base-ball). Son frère parti au Viet-Nam, il se réfugie au cinéma où il découvre les héros qui stimulent son imagination et il écrit de la poésie. A 18 ans, bercé par les récits de son grand-père sur les grands espaces, il construit son propre canoë et descend des rivières en pleine montagne.
De retour à la civilisation, il suit les conseils de son père et s'inscrit à l'université.
Du haut de son mètre quatre-vingt cinq enfin atteint, c'est un timide et il est loin d'être un séducteur. A 23 ans , en 1978, il épouse Cindy Silva rencontrée à l'université.
De retour de son voyage de noces, il rencontre dans l'avion Richard Burton, le célèbre comédien anglais et l'interroge sur le métier d'acteur. En le quittant, l'ex-mari de Liz Taylor lui dit cette phrase énigmatique: " Vous avez les yeux verts, n'est-ce pas? J'ai aussi les yeux verts."
Conforté dans son idée, il quitte son emploi dans un bureau, suit des cours de comédie et se lance dans les petits boulots (guide pour touristes, charpentier…) pendant que sa femme "fait bouillir la marmite". Puis il se rapproche du cinéma en devenant chef de plateau dans un studio et apprend beaucoup. Cela lui servira quand il deviendra metteur en scène.
Ses débuts sont difficiles. Mais avec Stacy Knights en 1982, son premier vrai film, il fait la connaissance de Michael Blake, romancier et futur scénariste de Danse avec les loups ainsi que de Jim Wilson, jeune metteur en scène et futur associé dans sa maison de production Tig qu'il fondera après l'insuccès de Revenge en 1989. Mais c'est un échec. Les suivants n'auront pas plus de succès ou alors ses scènes sont coupées au montage. Il sera d'ailleurs surnommé en 1983 "Le visage sur le sol de la salle de montage". Mais il n'en démord pas, car il ne manque ni de ténacité, ni de volonté. Il se fait remarquer par les metteurs en scène et les critiques et, bientôt, passe pour certains pour un acteur exigeant et pour d'autres pour un "emmerdeur".
Alors qu'il pense être enfin dans un film qui peut avoir du succès, (Les copains d'abord, The Big Chill, 1983), le metteur en scène, Lawrence Kasdan lui annonce qu'il va couper son personnage pour l'équilibre du film. Quelques années plus tard , lui devant un rôle, il l'engagera pour Silverado.
En 1984, Fandango (Une bringue d'enfer) lui permet de rencontrer Kevin Reynolds. Pour Le Prix de l'Exploit, (American Fliers), le premier de ses films sportifs en 1985, il inaugure les rôles sans doublure et, perfectionniste, s'entraîne pour être un cycliste crédible.
Après un passage à la télévision sous la direction de Steven Spielberg (Histoires Fantastiques), il tourne Sens Unique que personne ne voulait faire. Une histoire d'espionnage qui comporte une scène d'amour "hot" à l'arrière d'une limousine qui le plaça dans la catégorie des sex-symbols (nommé sex star en 1987 par Play Boy). Selon ses dires, ce fut la première fois qu'il faisait l'amour dans une voiture. Mais le véritable tournant de sa carrière se fait avec Les Incorruptibles où il incarne un héros réel et mythique, Eliot Ness. Il gardera en souvenir les chapeaux de son personnage. Il devient une jeune star. Mais cela ne lui tourne pas la tête et refuse de nombreuses propositions dont Platoon d'Oliver Stone par principe. Son frère Dan a fait la guerre du Viet-Nam et Kevin ne peut imaginer "jouer" cette épreuve alors qu'il ne l'a pas vécue.
Dans Duo à Trois (Bull Durham 1987) il incarne le premier de ses rôles de joueur de base-ball, Crash Davis. Brillant accueil aux Etats-Unis. Il conserve la Ford Mustang 68 du film. Il enchaîne avec Jusqu'au bout du rêve, (Field of Dreams 1989), un autre film de base-ball plein de magie qui plaît à Costner pour l'hommage rendu aux relations père-fils. Un nouveau succès.
Après Revenge (1990) avec Antony Quinn qui est un échec, il décide pour être libre et pouvoir imposer ses vues de fonder sa maison de production, Tig.
Après six versions, le scénario de Danse avec les Loups est au point.
Après quatre mois de tournage dans le Dakota du Sud, quatre heures de version intégrale, le film obtient en 1991 trois Golden Globes, douze nominations aux Oscars, sept Oscars dont celui du meilleur film, meilleur metteur en scène, meilleure adaptation, meilleure musique. Il déclarera que "Ce film sera à jamais (s)a lettre d'amour au passé".
Seulement trois jours après la fin de son chef d'œuvre, il tourne dans la précipitation Robin des Bois, Prince des Voleurs. "Si c'était à refaire, je ne recommencerais pas".
Si vous regardez bien la scène où Robin débarque en Angleterre, vous pourrez constater qu'il tend le bras droit pour se relever avec une tunique ouverte puis sur le plan suivant, c'est le bras gauche avec une tunique fermée. Il a du sable sur la figure puis la seconde d'après il n'en a plus.
Malgré tout cela le public est au rendez-vous. Il conservera les arcs et les flèches de robin Hood.
En 1991, sur l'insistance de sa femme, il tourne JFK qui malgré la polémique sur la vision d'Oliver Stone de la mort de Kennedy, c'est un énorme succès.
La star, en 1992 reprend un scénario prévu pour Steve Mc Queen avec Bodyguard. L'entente n'est pas parfaite entre Whitney Houston qui pense être une actrice et Kevin qui voudrait être son pygmalion, l'histoire est mince, mais le public aime. Plus tard, il pensera même faire une suite avec la princesse Diana.
Les japonais, entre autres, l'adorent. On lui propose même d'enregistrer un disque avec son groupe de country-rock "The Simple Truth", ce sera l'album Roving Boy, 67e du box-office japonais.
En 1993, il incarne un personnage dur et violent, un contre-emploi sous la direction de Clint Eastwood dans Un Monde Parfait qui fait plus d'entrées en Europe qu'aux Etats-Unis, un de ses meilleurs personnages.
Le héros Wyatt Earp ne lui apportera pas l'aura escomptée.
L'année 1994 est celle de Waterworld, le Mad Max aquatique. Problèmes de tournage, de montage et de vie conjugale n'engendrent pas le bide escompté par certains, mais pas le succès espéré au vu de son coût. Entre les deux Kevin (Reynolds , le metteur en scène et Costner), la hache de guerre est déterrée définitivement.
Cindy décide de divorcer.
Kevin en 1996 renoue avec les films sportifs en choisissant Tin cup, une comédie romantique sur fond de terrain de golf avec Don Johnson et René Russo.
En 1997, il redevient metteur en scène avec The Postman, un western futuriste, qui est un cuisant échec, sacré comme le pire film de l'année par the Golden Raspeberry Foundation Sunday, son réalisateur est qualifié de pire ainsi que son acteur principal. La totale!
Avec Message in the Bottle (1999), romance sirupeuse malgré la présence de Paul Newman, et de Robin Wright (Mme Sean Penn), le public est au rendez-vous, ce qui fait dire aux critiques qu'il vaut mieux pour Costner délivrer ses messages dans une bouteille que par la poste.
Mais la carrière de Kevin est faite de ups ans downs. "For Love of the Game" de Sam Raimi (Septembre 1999) avec Kelly Preston (femme de John Travolta), si ce n'est pas vraiment un "down"ce n'est pas non plus un hit et s'effondre dès la deuxième semaine de sa sortie. Un critique avance que peut-être, les américains n'ont pas envie de voir un troisième film sur le base-ball avec Costner.
Lanceur en fin de carrière, au bras blessé, il revoit sa vie durant un match et pense aux fautes qu'il a commises et aux gens qu'il a rencontrés.( beaucoup de flashbacks). L'acteur assure lui-même comme à son habitude les phases de jeux..
Le studio Universal rejette la responsabilité de cet échec sur son comédien vedette qui a regretté publiquement que des scènes aient été coupées au détriment de l'aspect artistique pour permettre que le film ne reçoivent pas une interdiction pour certains passages sexy. En un mot, en disant cela, il aurait sabordé le film.
A venir, si tout va bien:
- Thirteen Days. L'action se situe durant la crise des missiles cubains en 1962 et montre comment Kennedy géra la situation. Costner n'incarne pas le président.
- 3000 Miles to Graceland, avec Kurt Russell et Christian Slater. Un gang d'ex-escrocs (essayez de le dire tout haut, ce n'est pas évident) cambriole un casino durant la semaine de la convention réunie pour Elvis.
- Beyond Borders (2001) d'Oliver Stone.
Cette bio est bien évidemment non exhaustive.
3 Enfants avec Cindy: Annie (1984), Lily (1987), Joe (1988)
1 enfant de sa liaison avec Bridget Rooney, Liam (1996)
Pour jeter un œil sur le casino , propriété de Costner à Deadwood , dans le Sud Dakota (Midnight Star Casino), consulter le site www.themidnightstar.com









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