Pas assez populaire en France, Judy Garland mériterait de l'être. Certes, nous avons la môme Piaf, disparue dans des circonstances aussi tragiques, mais rien ne devrait nous empêcher d'aimer les deux.
De son vrai nom Frances Ethel Gumm, Judy vécut quarante sept ans, de 1922 (naissance dans le Michigan) à 1969 (décès à Londres).
D'une famille d'artistes, elle monta sur les planches à l'âge de deux ans.
Ensuite, on inscrivit "Baby Gumm" dans une école de danse avec ses deux soeurs, à Los Angelès, ce qui n'empêcha pas Ethel, la mère, de lui faire parcourir les routes, à la recherche d'un cachet d'un soir.
Remarquée par Louis B. Mayer, patron de la M.G.M., elle débuta dans un petit rôle, au cinéma, en 1936. Le film "Every Sunday" ne laissa pas un grand souvenir, mais il permit à Judy, dès son troisième film, de se faire remarquer dans une chanson dédiée à Clark Gable, grand séducteur de l'époque !
Ce fut un début .. qui ne s'arrêta jamais. Préssurisée par les studios, elle entama une série de films populaires "The Andy Hardy series" avec Mickey Rooney. N'hésitez pas à acheter ou enregistrer, en V.O. "Débuts à Broadway", où elle fait un numéro de danse étourdissant, en chantant avec cette voix sublime, si chaude et cajoleuse. En plus, on la voît parfaitement belle, le visage reposé, ce qui en fit "l'idéal féminin à épouser, pour tous les Américains, durant la guerre".
Pas celle du Golfe, non, la grande, celle de 39-45.
La célébrité s'installa, se confirma avec "Le magicien d'Oz", en 1939, quand Judy atteignit ses dix sept ans. La chanson "Somewhere Over the Rainbow" en fit une légende.
S'installa ensuite la gloire et le début des malheurs. Médicaments pour rester mince, pour être en forme, pour dormir : amphétamines et somnifères.
Deux tyrans , désormais, l'entouraient : sa mère et la MGM.
Vraiment, Judy Garland n'avait pas mérité un tel traitement, et ce n'est pas son premier mariage, avec un certain David Ross, qui la remit debout dans sa tête. Ni même un second mariage, en 1945, avec Vincente Minnelli, metteur en scène de grand talent.
Heureusement que Mickey Rooney, élevé comme elle, sut lui remonter le moral, particulièrement en 1935 quand son père mourut, laissant un vide dont Judy ne se remit jamais .
Finalement, cete ex-fille de douze ans des années trente, gauche et pas très jolie, devint une femme séduisante que la MGM utilisa pendant 17 ans... et 28 films.
La musique et le cinéma se confondirent alors dans sa vie, ce qui nous permet aujourd'hui d'apprécier sa voix émouvante dans des films comme : "Babes in Arms", "Meet me in St. Louis", "Easter Parade"...
Et puis, et puis, le temps passa. Après la MGM, en 1951, Judy, sous la coupe de sa mère et de trois nouveaux conjoints : Sidney Luft, Mark Herron, et Mickey Deans, se consacra au tour de chant. Elle eut quelques moments de bonheur (naissance de ses deux derniers enfants, triomphe de "A star is born" et L'Academy Award en 1961), mais l'on se demande encore comment un être devenue aussi fragile put affronter des scènes comme Le Carnegie Hall ou le London Palladium.
En conclusion, retenons cette phrase d'un anonyme : "Judy, on ne la regarde pas, on ne l'écoute pas, on la ressent".
Pour mieux la connaître
-Petite seulement par la taille : 1m51
-Une fille devenue célèbre : Liza Minnelli.
-Une discographie phénoménale, à voir sur le site :
http://www.zianet.com/jjohnson/contents.htm
-Des chansons célèbres : I love Paris in June, Come rain or come shine, After you've gone, Embraceable you, Swanee, For me and my gal...
- Quelques opinions, celle de Al Jolson : "She's the greatest female singer I ever heard", celle de Liza Minnelli : "I think she was just tired, like a flower that blooms and gives great joy and beauty to the world and then just wilts away."
-Vente de la robe de Judy dans "Le magicien d'Oz", en 1999 à Londres : 320.000 euros.



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